PodcastsPriorité santé

Priorité santé

Priorité santé
Latest episode

211 episodes

  • Priorité santé

    La schizophrénie : déconstruire les préjugés

    2026-02-24
    Selon l’OMS, la schizophrénie touche environ 23 millions de personnes dans le monde. Psychose caractérisée par la perte du contact avec la réalité et par des altérations du comportement, la schizophrénie est la maladie mentale chronique la plus fréquente. Les personnes atteintes sont souvent victimes d’une forte stigmatisation qui les pousse à s’isoler. Comment déconstruire les préjugés liés à cette maladie ? Quels sont les traitements existants ?  
    Si les réseaux sociaux et les médias traitent de plus en souvent des thématiques liées à la santé mentale, les préjugés et fausses croyances associées à certaines maladies psychiatriques, comme aux personnes atteintes, sont toujours bel et bien réels. Et parmi les maladies les plus stigmatisées, on retrouve la schizophrénie.
    Lutter contre les idées fausses 
    Schizophrène : adjectif utilisé dans le vocabulaire – notamment par la classe politique – pour dévaloriser, insulter… 
    La schizophrénie est une atteinte encore souvent associée à des comportements agressifs, alors que si une tendance à la violence peut s’exprimer, non seulement elle n’est pas systématique, mais elle est dans la plupart des cas dirigée contre les patients eux-mêmes. Dans certains contextes culturels, la schizophrénie est également assimilée à une malédiction, à un sort potentiellement transmissible... 
    Autant d’idées fausses, qui vont isoler, ostraciser et accentuer les souffrances des personnes concernées comme de leur entourage. Autant de préjugés qui peuvent potentiellement retarder et entraver les prises en charge.
    Diagnostic et prise en charge précoce 
    La schizophrénie est une maladie grave, qui peut se manifester par des symptômes multiples : une déconnexion du réel, des émotions inappropriées à la situation. Les personnes concernées ne sont pas forcément conscientes de leur maladie et cette psychose est susceptible d’avoir, faute de prise en charge précoce et adaptée, d’importantes conséquences sur l’organisation du quotidien, le lien avec les autres, la poursuite des activités. 
    Les schizophrénies, dont on peut d’ailleurs parler au pluriel, en raison de la variété des symptômes d’une personne à l’autre, vont donc nécessiter une prise en charge personnalisée, et qui va évoluer dans le temps. 
    Avec :
    Dr Méja ANDRIANARISOA, Psychiatre en libéral sur Paris centre, au cabinet CPPND (Cabinet de Psychiatrie et Psychothérapie Notre-Dame).  

    Dr Cheikh Mohamed Fadel GOHI, psychiatre /addictologue, Directeur central au Cabinet du ministre de la Santé en Mauritanie, chargé de la coordination du Programme National de Santé Mentale et de Lutte contre les Addictions 

    Un reportage de Charlie Dupiot

    ► En fin d’émission, nous parlerons de la baisse annoncée de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la promesse de don de l’Etat français s’élevant à 660 millions d'euros, soit un milliard d'euros en moins que lors de la période précédente. 9 associations de lutte contre ces maladies se sont réunies pour protester contre cette baisse. Interview de Marc Dixneuf, Directeur Général de AIDES. 
    Programmation musicale : 
    ► Kokoroko – Da du dah 
    ► Fabio Brazza, Vitao – Partido alto 
     
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    Malformations et déformations des pieds

    2026-02-23
    Certaines malformations du pied sont congénitales, c’est-à-dire qu’elles sont présentes à la naissance. C’est le cas par exemple du pied-bot, qui touche un à deux bébés sur 1 000 naissances. D’autres malformations et déformations du pied peuvent survenir au fil des ans. Comment éviter ces déformations ? Quelles sont les prises en charge possibles ?  
    Compte tenu de la complexité osseuse et anatomique du pied et de sa sollicitation dans de très nombreuses activités du quotidien, il est essentiel de ne pas négliger les affections qui le concernent. 
    Hérédité ou accident de la vie : certaines atteintes, malformation ou déformation du pied, sont présentes dès la naissance, quand d’autres peuvent survenir ou s’accentuer avec les années. À côté de problèmes identifiés dès le plus jeune âge (pied-bot – pied plat), des traumatismes peuvent également nécessiter une prise en charge, pour éviter par la suite les conséquences, en termes de handicap. D'autres atteintes se révèlent avec les années, et peuvent être directement liées à des habitudes de chaussage, comme l'hallux valgus, communément appelé « oignon ».
    Une prise en charge importante
    Appareillage, chirurgie, rééducation : les prises en charge possibles sont multiples, en fonction du diagnostic comme de l’âge des patients. 
    Veiller à la santé de ses pieds, c’est assurer son équilibre, son dynamisme : préserver sa mobilité. Identifier et prendre en charge les changements et douleurs localisés au niveau de ses pieds, c’est préserver sa capacité de déplacement. 
    Avec :
    Dr Christophe Piat, chirurgien orthopédiste et traumatologue à la Clinique Victor Hugo, à Paris et ancien chirurgien des Hôpitaux de Paris 

    Dr Valentin Andjeffa, chef du service de Chirurgie orthopédique et Traumatologie au CHU la Référence Nationale de N'Djamena, au Tchad. 

    Programmation musicale :
    ► Santigold – Run the road
    ► Opa - Che Che Che. 
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    Questions de femmes : tout savoir sur l’allaitement maternel

    2026-02-20
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l’allaitement maternel. L'OMS recommande un allaitement maternel exclusif jusqu'à l'âge de 6 mois. Que faire si les tétées sont douloureuses ? Que faire si le bébé ne tète pas assez et s’endort systématiquement ? Peut-on allaiter lorsqu’on est malade ? Bébé a-t-il besoin de boire de l’eau en plus des tétées ?
    Avec :
    Bigué Ba Mbodji, sage-femme, technicienne supérieure de santé, maitresse sage-femme au niveau de la maternité de l’Hôpital Aristide le Dantec et vice-présidente de l’Association des sages-femmes du Sénégal

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale :
    ► Dementos, Ndong Mboula - Elone
    ► Manu Desroches - Viv Vré.
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    Peau et santé mentale : des liens trop souvent sous-estimés

    2026-02-19
    Psoriasis, dermatite atopique, acné, herpès... Certaines pathologies dermatologiques sont directement influencées par le stress, l’anxiété ou la dépression. À l’inverse, certaines souffrances psychiques peuvent s’exprimer par des symptômes cutanés. En effet, la peau interagit en permanence avec le système nerveux. À cela, il faut ajouter le poids que certaines maladies cutanées peuvent représenter socialement.
    « La peau, c’est ce que les autres voient de nous. Lorsqu’elle est atteinte, l’image corporelle est altérée, avec un impact direct sur l’estime de soi et la qualité de vie », explique ainsi le Pr Laurent Misery. Comment prendre en charge ces maladies de manière plus globale, sans écarter la santé mentale ? Comment mieux comprendre les interactions entre la peau et la santé mentale ?   
    En matière de santé mentale et de santé de la peau, on peut parler de relations à double sens : comment certaines maladies de peau, (eczéma ou psoriasis) peuvent évoluer sous l’influence du stress ou de l’anxiété et, à l’inverse, de quelle manière certains troubles psychiques peuvent avoir une incidence directe sur la santé dermatologique et provoquer des éruptions cutanées ou des démangeaisons ? 
    Psycho dermatologie 
    L'approche conjointe de ces différents symptômes, et des liens qu’ils entretiennent mutuellement, s’appelle la psycho-dermatologie. Il est alors question d’estime de soi, du regard des autres, car ces maladies dermatologiques font encore l’objet de multiples stigmatisations. D’où l’importance de ne pas négliger les symptômes, ni de retarder les prises en charge, au prétexte que certaines de ces atteintes puissent revêtir un caractère bénin, avec une incidence « limitée » à une dimension esthétique. Bien au contraire, avec le temps, l’incidence de ces affections cutanées sur la santé mentale peut s’aggraver. 
    Mal dans sa peau 
    Ainsi, une étude internationale relayée par la Société Française de Dermatologie (l’étude « Scars of Life », réalisée en 2024 auprès de plus d’un millier d'adultes atteints d’eczéma atopique), montre que 12,3% de ces patients déclarent avoir eu des idées suicidaires au cours des deux dernières années : en cause, la sévérité clinique de la maladie et l’inconfort, les sensations de brûlures cutanées. 
    Pour certains patients, le soutien et l’accompagnement psychologique pourront être particulièrement pertinents, pour faire face à cette incidence psychique des maladies de peau. 
     
    Avec : 
    Pr Laurent Misery, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et directeur du Laboratoire de Neurosciences de Brest. Président du Groupe français de Psychodermatologie et de la task force européenne de Psychodermatologie, auteur de Votre peau a des choses à vous dire, aux éditions Larousse  

    Dr Christian Muteba Baseke, médecin dermatologue à Kinshasa, secrétaire Général de la Société Congolaise de Dermatologie et membre du groupe de la psychodermatologie canadien 

    Marjolaine Hering, membre de l’Association française de l’eczéma.
     

    Un reportage de Thalie Mpouho. 
    Programmation musicale :
    ► Franc Moody – Skin on skin
    ► Malha – Bacari.
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    Les bienfaits de la méditation sur la santé

    2026-02-18
    Pratique ancestrale, la méditation dite de pleine conscience est une pratique mentale qui consiste à se focaliser sur l’instant présent plutôt que de revivre le passé ou d'anticiper le futur. Plusieurs études ont été menées sur le sujet et ont permis de mettre en évidence les diverses vertus de la méditation sur la santé. Elle permettrait ainsi de favoriser l’attention, développer la mémoire, réguler le stress et l’anxiété et aiderait le système immunitaire à se développer.
    Comment pratiquer la méditation ? Comment la méditation peut-elle permettre de mieux vivre au quotidien ?  
    Pratique vieille de 2 000 ans, la méditation de pleine conscience suscite depuis plusieurs années un formidable engouement. Cette pratique mentale consiste à se focaliser sur sa respiration, ses sensations corporelles, l’écoute des sons... De tradition spirituelle, la méditation de pleine conscience est devenue laïque, elle séduit tous les milieux y compris le monde de l’entreprise et le monde de l’éducation. Ses bienfaits sur la santé ont été validés par de nombreuses études scientifiques. Elle permettrait de réduire le stress, d’autoréguler ses émotions, de développer la mémoire, de renforcer  le système immunitaire et d’améliorer le fonctionnement du cerveau.  
    Avec : 
    Dr Christophe André, médecin psychiatre. Il a accompli l’essentiel de sa carrière dans le Service Hospitalo-Universitaire de l'Hôpital Sainte-Anne, à Paris, où il dirigeait une unité spécialisée dans le traitement et la prévention des troubles émotionnels (anxieux et dépressifs). Il y a développé notamment les thérapies cognitives et comportementales, la méditation de pleine conscience et la psychologie positive. Il a écrit la préface du livre Méditer dans un monde de dingues : Pratiquer et approfondir la pleine conscience, écrit par Mark Williams et Danny Penman aux éditions Odile Jacob

    Armelle Abadagan, psychologue à Cotonou au Bénin.

    Programmation musicale : 
    ► Naomi Sharon – Time and trust
    ► Joyce Babatunde - Intro Simone Simone.
    À lire aussi
    Découvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

About Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
Podcast website
Social
v8.7.0 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 2/24/2026 - 11:39:06 AM