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Choses à Savoir CERVEAU

Choses à Savoir
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  • Choses à Savoir CERVEAU

    Pourquoi le cerveau apprend à supporter l’insupportable ?

    2026-1-28 | 2 mins.
    Pour écouter les deux épisodes recommandés:

    1/ Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous vous en rendiez compte ?
    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/pourquoi-votre-opinion-change-t-elle-sans-que-vous/id1048372492?i=1000746638428
    Spotify:
    https://open.spotify.com/episode/0dzW7snN390LBqxeDluaoW?si=kTTF4LlVSMGVOQ9S_5XAEA

    2/ Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?
    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/dans-quel-pays-est-il-interdit-de-chanter-en-playback/id1048372492?i=1000746550059
    Spotify:
    https://open.spotify.com/episode/3Ocem5LLM6sPtRnuyrll6W?si=MEBGO8qeSFGMVpiqLh9_3A

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    Quand on n’a pas d’enfants, l’idée de changer une couche ressemble à une épreuve de Koh-Lanta… version biologique : odeurs, textures, microbes, haut-le-cœur. Et pourtant, chez les parents, quelque chose d’étonnant se produit...
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  • Choses à Savoir CERVEAU

    Pour le cerveau, quelle habitude compte plus que l’activité physique ?

    2026-1-26 | 2 mins.
    L’habitude qui compte plus que le sport pour préserver le cerveau, selon une récente étude parue dans Alzheimer’s & Dementia, c’est tout simplement : ne pas rester assis trop longtemps...

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    Qu'arrive-t-il au cerveau après des mois avec ChatGPT ?

    2026-1-23 | 1 mins.
    Pendant des mois, vous utilisez ChatGPT tous les jours. Pour écrire, résumer, chercher des idées, reformuler. C’est fluide, agréable, presque magique. Mais une question commence à inquiéter les chercheurs : que devient notre cerveau quand une partie de notre effort intellectuel est systématiquement “externalisée” vers une IA ?

    Une étude récente menée au MIT Media Lab, dirigée par la chercheuse Nataliya Kosmyna, a justement tenté d’observer ce phénomène. Le protocole est simple : 54 participants doivent rédiger des essais de type SAT dans trois conditions différentes : avec ChatGPT, avec Google, ou sans outil. Pendant l’exercice, les chercheurs mesurent l’activité cérébrale via EEG (et analyses de connectivité). Les résultats soulèvent un point troublant : les participants qui écrivent avec ChatGPT montrent le niveau d’engagement cérébral le plus faible, notamment dans des zones liées à l’attention, la planification et la mémoire.

    Mais le plus intéressant n’est pas qu’ils “travaillent moins”. Le plus inquiétant, c’est ce qui se passe avec le temps. Au fil des sessions, les chercheurs observent ce que certains appellent une forme de “dette cognitive” : plus l’outil réfléchit à votre place, plus votre cerveau s’habitue à ne pas activer certains circuits. Résultat : le raisonnement devient moins approfondi, le texte plus standardisé, et l’effort mental diminue.

    Autre signal d’alerte : la mémoire. Dans l’étude, les utilisateurs de ChatGPT ont davantage de mal à se souvenir de ce qu’ils viennent d’écrire, parfois même quelques minutes après. En clair, l’IA produit un contenu… mais le cerveau l’encode moins bien, comme si l’information avait glissé sur lui sans s’imprimer.

    Alors, qu’arrive-t-il au cerveau après des mois avec ChatGPT ? Probablement pas une “baisse de QI” brutale. Mais plutôt un changement d’habitude : moins d’effort, moins de consolidation en mémoire, moins de créativité personnelle. Un cerveau qui, au lieu de muscler ses propres chemins, emprunte systématiquement un raccourci.
    Et pourtant, tout n’est pas noir. La leçon n’est pas “interdire ChatGPT”. La leçon, c’est d’apprendre à l’utiliser comme un coach plutôt qu’un pilote automatique : demander des questions plutôt que des réponses, des contradictions plutôt que des résumés, des pistes plutôt que des textes prêts à livrer. Parce que si l’IA pense toujours pour vous, votre cerveau, lui… finit par se taire.
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    Comment un simple test sanguin peut détecter Alzheimer ?

    2026-1-21 | 1 mins.
    Pendant des décennies, Alzheimer a été une maladie que l’on « voyait » surtout trop tard. On attendait que les symptômes apparaissent — trous de mémoire, désorientation, difficultés à parler — avant d’envisager des examens spécialisés. Mais le problème, c’est qu’à ce moment-là, le cerveau a déjà subi des dégâts importants. Et c’est exactement là que le test sanguin change tout.

    Des chercheurs de l’Université de Pittsburgh ont validé une nouvelle plateforme capable d’analyser, dans une simple prise de sang, plus de 100 biomarqueurs associés à la maladie d’Alzheimer. L’idée est révolutionnaire : au lieu de chercher UN seul indicateur, on obtient une photographie beaucoup plus complète de ce qui se passe dans le cerveau, bien avant que le patient ne s’en rende compte.

    Mais comment est-ce possible, alors que le cerveau semble si loin du sang ? En réalité, Alzheimer laisse des traces biologiques. Quand la maladie démarre, certaines protéines anormales s’accumulent : la bêta-amyloïde, puis la protéine tau, notamment sous une forme particulière appelée « tau phosphorylée ». Parallèlement, le cerveau déclenche une réaction inflammatoire, les cellules nerveuses se fragilisent, les connexions entre neurones se dégradent… Et une partie de ces signaux finit par être détectable dans le sang, sous forme de protéines circulantes.

    L’innovation de Pittsburgh repose donc sur une approche « multi-biomarqueurs ». Elle mesure à la fois les marqueurs classiques — amyloïde, p-tau — mais aussi des protéines liées à l’inflammation, aux vaisseaux sanguins du cerveau et au dysfonctionnement synaptique, c’est-à-dire la communication entre neurones. En clair : Alzheimer n’est pas une maladie à une seule cause, et ce test l’aborde enfin comme ce qu’elle est… un puzzle.

    Les implications sont énormes. D’abord, pour le diagnostic : une prise de sang pourrait éviter des examens lourds comme la ponction lombaire ou des scans PET, très coûteux et rares. Ensuite, pour la détection précoce : on pourrait identifier des patients à risque avant les symptômes, au moment où les traitements ont le plus de chances d’agir.

    Enfin, ce test ouvre la voie à une médecine beaucoup plus personnalisée : choisir le bon patient, le bon traitement, au bon moment. Et suivre l’évolution de la maladie simplement, au fil du temps. C’est peut-être là, la vraie révolution : transformer Alzheimer d’une fatalité tardive en maladie détectable tôt… donc, potentiellement, freinable.

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    Pourquoi notre cerveau nous empêche de faire ce que l’on déteste ?

    2026-1-19 | 2 mins.
    Quand on doit commencer une tâche qu’on déteste – appeler quelqu’un, faire de l’administratif, se mettre au sport, écrire un texte difficile – on croit souvent que le problème vient d’un manque de discipline. En réalité, une étude publiée dans la revue Current Biology suggère que c’est parfois le cerveau lui-même qui actionne un véritable “frein motivationnel”, au moment où il faut passer de l’évaluation à l’action.

    Le point de départ est simple : avant d’agir, le cerveau calcule une sorte de rapport coût/bénéfice. Mais ce calcul ne se limite pas à la récompense finale. Il inclut aussi le coût émotionnel immédiat : effort, inconfort, stress, ennui, peur de l’échec. Les chercheurs ont voulu comprendre comment le cerveau transforme cette évaluation en une décision très particulière : non pas choisir une autre action… mais carrément ne pas commencer.

    Pour cela, ils ont travaillé sur des macaques entraînés à effectuer des tâches en échange d’une récompense. Dans une condition, la tâche apportait uniquement de l’eau. Dans l’autre, elle apportait toujours de l’eau, mais avec un “prix” désagréable : un souffle d’air au visage. Les animaux avaient le choix de commencer ou non. Résultat : face à la tâche désagréable, ils hésitent davantage, et parfois renoncent complètement, même si la récompense reste intéressante. Autrement dit : ils savent, ils comprennent… mais ils ne se lancent pas.

    Les enregistrements neuronaux montrent alors un jeu à deux régions clés : le striatum ventral et le pallidum ventral. Le striatum ventral s’active fortement quand une action est associée à un élément aversif : il envoie comme un signal d’alerte. Le pallidum ventral, lui, ressemble davantage à un interrupteur “GO”, impliqué dans l’initiation de l’action. Plus l’animal se rapproche du renoncement, plus l’activité du pallidum ventral chute : comme si le bouton de démarrage s’éteignait progressivement.
    L’expérience la plus parlante consiste à bloquer sélectivement la connexion entre ces deux zones, grâce à une méthode de type chimogénétique. Quand ce lien est inhibé, les animaux commencent beaucoup plus facilement la tâche aversive… sans que leur capacité à estimer la récompense et la punition soit modifiée. Ce n’est donc pas leur jugement qui change, mais le passage du jugement à l’action.

    Conclusion : notre cerveau nous empêche de commencer certaines tâches parce qu’il interprète l’inconfort anticipé comme un danger à éviter. Ce mécanisme était utile pour survivre. Mais aujourd’hui, il se déclenche pour des tâches simplement pénibles… et nous fait procrastiner.

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About Choses à Savoir CERVEAU

Pour tout comprendre, jour après jour, sur le fonctionnement du cerveau. Textes de Christophe Rodo, neuroscientifique, jusqu’en septembre 2024. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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