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    Rediffusion - Pourquoi l’URSS a asséché la Mer d’Aral ?

    2026-02-25 | 2 mins.
    La mer d’Aral, autrefois l’un des plus grands lacs du monde, est aujourd’hui l’un des plus grands désastres écologiques causés par l’homme. Située en Asie centrale, à cheval entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, cette mer intérieure a commencé à se réduire drastiquement à partir des années 1960, en grande partie à cause des décisions prises par l’Union soviétique. Mais pourquoi l’URSS a-t-elle asséché la mer d’Aral ?

    Tout remonte aux années 1950, lorsque les dirigeants soviétiques ont lancé un ambitieux programme de développement agricole. L’objectif était de transformer l’Asie centrale en un immense grenier à coton, surnommé "l’or blanc", pour répondre aux besoins croissants de l’économie soviétique. Pour irriguer ces vastes plantations de coton, l’URSS a détourné les deux principaux fleuves qui alimentaient la mer d’Aral : l’Amou-Daria et le Syr-Daria. Des milliers de kilomètres de canaux d’irrigation ont été construits, souvent de manière peu efficace, avec d’importantes pertes d’eau par infiltration et évaporation.

    À court terme, cette politique a permis une augmentation massive de la production agricole, rendant l’Union soviétique autosuffisante en coton et renforçant son économie. Cependant, les conséquences écologiques n’ont pas tardé à apparaître. Privée d’une grande partie de son alimentation en eau douce, la mer d’Aral a commencé à se rétrécir rapidement, perdant environ 90 % de sa superficie en quelques décennies.

    Les répercussions de cet assèchement ont été catastrophiques. La salinité de l’eau a fortement augmenté, rendant impossible la survie de nombreuses espèces aquatiques. Les ports autrefois prospères sont aujourd’hui des cimetières de bateaux échoués dans le désert. Le climat local s’est également détérioré, avec des hivers plus froids et des étés plus chauds, accentuant les difficultés agricoles.

    De plus, les sédiments exposés, chargés de pesticides et de produits chimiques utilisés autrefois pour l’agriculture intensive, ont été soulevés par le vent, provoquant des problèmes de santé majeurs parmi les populations locales, comme des maladies respiratoires et des cancers.

    Aujourd’hui, des efforts sont entrepris pour restaurer partiellement la mer d’Aral, notamment par le Kazakhstan, qui a construit un barrage pour préserver sa partie nord. Toutefois, la majeure partie de l’ancien bassin est irrémédiablement perdue, laissant derrière lui une leçon amère sur les conséquences d’une gestion non durable des ressources naturelles.
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    Rediffusion - Comment la Chine prévoit-elle de faire flotter son drapeau sur la Lune ?

    2026-02-24 | 1 mins.
    La Chine prévoit de déployer un drapeau simulant un effet de flottement sur la Lune lors de sa mission Chang’e-7, prévue pour 2026. Cette initiative vise à donner l'illusion d'un drapeau flottant, malgré l'absence d'atmosphère et donc de vent sur la Lune.

    Conception technique du drapeau flottant

    Pour créer l'illusion de flottement, les ingénieurs chinois ont développé un système basé sur des interactions électromagnétiques. Le drapeau intègre des fils en boucle fermée parcourus par des courants alternatifs. Ces courants génèrent des champs magnétiques qui induisent un mouvement d'ondulation du drapeau, simulant ainsi un effet de flottement.

    Objectifs éducatifs et symboliques

    Cette initiative s'inspire d'une proposition d'élèves d'écoles primaires de Changsha, dans la province du Hunan. Elle vise à susciter l'intérêt des jeunes pour l'exploration spatiale et à renforcer leur compréhension des technologies spatiales chinoises. En réalisant cette démonstration technique, la Chine souhaite également afficher sa capacité d'innovation et son engagement envers l'éducation scientifique.

    Contexte du programme spatial chinois

    La mission Chang’e-7 s'inscrit dans le cadre du programme d'exploration lunaire de la Chine, qui comprend plusieurs missions ambitieuses. Précédemment, la mission Chang’e-6 a réussi à prélever des échantillons de la face cachée de la Lune et à y déployer un drapeau chinois fabriqué à partir de basalte lunaire, démontrant ainsi la capacité du pays à utiliser les ressources extraterrestres.

    En parallèle, la Chine développe des technologies pour l'exploration du pôle sud lunaire, notamment avec des rovers plus grands et plus autonomes, comme celui prévu pour la mission Chang’e-7. Ces efforts s'inscrivent dans une stratégie à long terme visant à établir une présence humaine sur la Lune d'ici 2030 et à construire une base lunaire.

    En conclusion, la Chine prévoit de déployer un drapeau simulant un effet de flottement sur la Lune en 2026 grâce à une technologie innovante basée sur des interactions électromagnétiques. Cette initiative, à la fois éducative et symbolique, reflète l'ambition croissante du pays dans le domaine de l'exploration spatiale et son engagement à inspirer les futures générations.
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    Rediffusion - Pourquoi les astronautes ne peuvent-ils pas manger de pain dans l’espace ?

    2026-02-23 | 1 mins.
    Les astronautes ne peuvent pas manger de pain dans l’espace en raison des conditions uniques de microgravité qui rendent les miettes de pain dangereuses et gênantes. Voici les principales raisons :

    1. Les miettes flottantes
    Dans l’espace, l’absence de gravité empêche les miettes de pain de tomber au sol comme sur Terre. Ces miettes flottent librement dans l’habitacle, ce qui pose plusieurs problèmes :
    - Danger pour les équipements : Les miettes peuvent s’introduire dans les instruments électroniques sensibles, causant des dysfonctionnements ou des pannes.
    - Risque pour la santé des astronautes : Si une miette est inhalée par inadvertance, elle peut obstruer les voies respiratoires et provoquer des difficultés respiratoires.

    2. Durée de conservation
    Le pain frais a une durée de vie relativement courte et peut rapidement moisir. Dans un environnement spatial où le ravitaillement est limité et où la fraîcheur des aliments est cruciale, le pain n’est pas pratique.

    3. Problèmes d’hygiène
    Les miettes flottantes peuvent atterrir sur les vêtements, les surfaces ou dans les zones difficiles à nettoyer, compromettant ainsi l’hygiène et la propreté de l’environnement confiné.

    Alternatives au pain dans l’espace
    Pour éviter ces problèmes, les astronautes consomment des substituts comme les tortillas. Les tortillas ont plusieurs avantages :
    - Pas de miettes : Contrairement au pain, elles ne se désagrègent pas facilement.
    - Longue conservation : Elles peuvent être fabriquées avec des conservateurs pour durer plusieurs mois sans se détériorer.
    - Facilité d’utilisation : Elles sont flexibles et peuvent envelopper divers aliments sans s’effriter.

    En résumé, le pain est inadapté à l’espace en raison des miettes flottantes, des risques pour les équipements et la santé, et de sa faible durée de conservation. Les tortillas, plus pratiques, ont remplacé le pain pour les repas en apesanteur.
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    Rediffusion - Quel est le mot universellement compris ?

    2026-02-22 | 2 mins.
    Une équipe de linguistes de l'institut Max-Planck de psycholinguistique aux Pays-Bas a fait une découverte remarquable en 2013 : l'existence d'un mot véritablement universel, "hein?" (ou ses équivalents), présent dans 31 langues différentes à travers le monde. Ce qui rend cette découverte particulièrement intéressante est que ce mot ne semble pas avoir été emprunté d'une langue à une autre, mais s'être développé de manière indépendante dans diverses cultures.

    Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont mené une étude approfondie, analysant des conversations informelles dans des contextes très variés, allant des grandes métropoles aux villages les plus reculés. Dans certains cas, ils se sont même immergés pendant plusieurs semaines dans des communautés isolées pour observer et enregistrer des échanges spontanés.

    Ce mot universel partage des caractéristiques phonétiques remarquablement similaires dans toutes les langues étudiées. Il est systématiquement monosyllabique, prononcé avec une intonation interrogative, et souvent accompagné d'un léger coup de glotte. Sa fonction est également identique partout : il sert à signaler une incompréhension et à demander une clarification dans la conversation.

    Les chercheurs expliquent ce phénomène par ce qu'ils appellent une "convergence évolutive", concept emprunté à la biologie. Tout comme différentes espèces peuvent développer des caractéristiques similaires face à des défis environnementaux communs, les langues auraient évolué vers une solution commune pour répondre au besoin universel de gérer les incompréhensions dans les conversations.

    Cette découverte est d'autant plus significative qu'elle remet en question l'un des principes fondamentaux de la linguistique : l'arbitraire du signe, selon lequel il n'existe normalement pas de lien direct entre le son d'un mot et sa signification. "Hein?" semble constituer une rare exception à cette règle.

    Contrairement à des sons instinctifs comme les pleurs ou les gémissements, "hein?" est un mot qui s'apprend au cours du développement linguistique. Les enfants l'acquièrent en observant son usage dans les interactions sociales. Sa simplicité phonétique et sa prosodie interrogative en font un outil optimal pour réagir rapidement et clarifier une situation sans interrompre le flux naturel de la conversation.

    Cette découverte, récompensée par un Ig Nobel en 2013, illustre comment le langage humain peut développer des solutions universelles pour répondre à des besoins de communication fondamentaux, transcendant ainsi les barrières culturelles et linguistiques.

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    Qu'est-ce que l’expérience du « jus invisible » ?

    2026-02-19 | 2 mins.
    Vers l’âge de deux ans, les enfants commencent à faire quelque chose d’extraordinaire : ils interagissent avec des objets qui n’existent pas. Une tasse vide devient brûlante, un repas imaginaire est servi avec sérieux. Ce comportement n’est pas anecdotique : il révèle l’apparition du jeu symbolique, la capacité à suspendre la réalité pour en créer une autre. Longtemps, les scientifiques ont vu dans cette aptitude une signature exclusive de l’esprit humain, à l’origine de notre créativité, de nos récits et de notre culture. Mais une expérience récente invite à reconsidérer cette certitude.

    Cette étude, publiée dans la revue Science, met en scène un bonobo exceptionnel : Kanzi. Kanzi n’est pas un primate ordinaire. Depuis les années 1980, il est connu pour sa capacité à comprendre des centaines de symboles lexigrammes et des phrases complexes en anglais. Mais l’expérience du jus invisible va encore plus loin.
    Le protocole est volontairement simple. Un expérimentateur fait mine de verser du jus dans des récipients… totalement vides. Aucun liquide réel n’est présent. Il boit ensuite ce « jus invisible », puis propose à Kanzi d’en faire autant, ou de servir à son tour. La question est cruciale : Kanzi va-t-il simplement imiter des gestes mécaniques, ou va-t-il entrer dans la fiction, comme le ferait un enfant humain ?

    Le résultat est troublant. Kanzi ne se contente pas de porter la tasse à sa bouche. Il adapte ses gestes : il incline le récipient, attend, boit, parfois essuie sa bouche. Mieux encore, lorsqu’il « sert » quelqu’un d’autre, il respecte la logique de la scène imaginaire. Autrement dit, il agit comme si le jus existait, tout en sachant qu’il n’existe pas réellement.

    C’est précisément ce « comme si » qui fascine les chercheurs. Le jeu symbolique suppose une double représentation mentale : savoir ce qui est réel, tout en acceptant temporairement une réalité fictive. Jusqu’ici, cette capacité était considérée comme un marqueur clé de l’esprit humain, observable très tôt chez l’enfant, mais absente chez les autres espèces.
    L’expérience du jus invisible suggère donc que la frontière cognitive entre l’humain et les grands singes est plus poreuse qu’on ne le pensait. Elle ne prouve pas que les bonobos imaginent des mondes complexes ou racontent des histoires, mais qu’ils peuvent, dans certaines conditions, partager une fiction intentionnelle.

    Les implications sont profondes. Si l’imagination n’est pas exclusivement humaine, alors ses racines évolutives sont bien plus anciennes. L’art, le langage symbolique et la culture pourraient reposer sur des capacités déjà présentes chez nos cousins primates.

    En somme, quand Kanzi boit un jus qui n’existe pas, ce n’est pas un simple jeu. C’est peut-être une fenêtre ouverte sur l’origine biologique de notre pouvoir le plus singulier : imaginer ce qui n’est pas encore réel.
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