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Nicolas-Loïc Fortin et tous les collaborateurs
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    Teknik - Sur l'IA dans le SOC - va t'elle le sauver ? Déconstruction des croyances, réalités du terrain, question des faux positifs - Parce que... c'est l'épisode 0x363!

    2026-11-04 | 48 mins.
    Parce que… c’est l’épisode 0x363!

    Shameless plug



















































































































































































































































































































































































































































































































































































































    13 et 14 novembre 2026 -
    Worldwide -

    DEATHCon












    16 au 19 novembre -
    Rennes, France -

    European Cyber Week 2026












    25 et 26 février 2027 -
    Québec, Canada -

    SéQCure 2027












    9 au 11 mars 2027 -
    Lilles, France -

    Forum INCYBER - Europe 2027













    I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle


























    16 novembre 2026 -
    Paris, France -

    CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes













    Boostsecurity - Dazio



















    5 novembre 2026 -
    Montréal, Canada -

    CISO Open Mic Montréal 2026






    Description

    Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.

    Le contexte et la promesse des SOC augmentés par l’IA

    Cet épisode technique de Polysécure, animé par Nicolas avec Jordan Theodore, poursuit la réflexion entamée sur l’intelligence artificielle en abordant son intégration dans les SOC. Depuis un ou deux ans, une nouvelle génération d’outils, les SOC AI ou analystes IA autonomes, émerge en Amérique du Nord pour résoudre l’alerte fatigue, l’épuisement face à un volume d’alertes croissant, aggravé par une pénurie mondiale d’analystes, surtout au niveau un. Les attaquants étant eux-mêmes armés par l’IA, une entrée sur les systèmes prend en moyenne moins de trente secondes, un délai inatteignable pour l’analyste humain qui jongle entre des outils se contentant de lever des alertes, souvent des faux positifs. Ce métier s’avère peu gratifiant pour des diplômés de formations poussées, d’où un fort roulement de personnel.

    Ces plateformes promettent d’enquêter à la place des analystes de niveau un, lesquels passeraient au niveau deux et resteraient dans l’organisation. Leur architecture repose sur le RAG et des agents. Lorsqu’une alerte tombe depuis un EDR vers le SIEM, la plateforme extrait la donnée, interroge les bases de CTI, consulte les anciens tickets et les logs, puis un LLM juge tranche avant de produire un rapport mappé sur MITRE ATT&CK.

    Un malaise de confiance et le scénario de l’attaquant

    Nicolas exprime d’emblée son malaise à confier ces décisions de tri à une machine au contexte limité et facile à tromper. Jordan partage cet avis, la promesse reposant sur deux confiances, la pureté du RAG et le discernement du LLM juge, or les deux se font berner, comme l’attestent des cas de test contre Copilot recensés sur MITRE ATLAS.

    Jordan se met ensuite dans la peau d’un attaquant qui, avant son intrusion, corrompt une source de threat intel ou génère de faux événements pour empoisonner l’historique du SIEM. Le jour J, la plateforme récupère le log empoisonné et conclut avec certitude que le comportement est normal, classant des attaques réelles en faux positifs et clôturant les tickets silencieusement. L’analyste doit désormais vérifier les alertes et l’IA, une complexité qui érode le bénéfice de l’automatisation.

    Inverse scaling, RLHF et perplexité

    Des chercheurs ont publié le mois dernier des travaux révélant des vulnérabilités mathématiques de fond, notamment l’inverse scaling. Les mastodontes de soixante-dix milliards de paramètres détectent moins bien l’empoisonnement que des modèles légers de huit milliards, l’hypothèse portant sur le RLHF, alignement qui rend les modèles puissants dociles et obéissants, leur apprenant une confiance absolue envers le contexte fourni. Lorsqu’un document empoisonné glisse une directive malveillante présentée avec autorité, cette obéissance se retourne contre le modèle, la conciliation avec les humains étant incompatible avec un contexte hostile comme la cybersécurité.

    La perplexité offre un autre angle, une haute valeur signalant la surprise du modèle, une basse sa certitude. Contre toute attente, le contenu empoisonné affiche une perplexité plus basse que les contenus sains, l’attaquant forçant une convergence trop parfaite qui induit une fausse confiance.

    L’attention collapse comme signal de détection

    Puisqu’on peut accéder aux états internes du transformer et à sa matrice d’attention, on détecte qu’un document suspect concentre une attention anormale, phénomène nommé attention collapse. La mechanistic interpretability, qui observe l’intérieur du modèle plutôt qu’une boîte noire, inspire le framework D-scan, pour Document Level Signal Collapse Analysis, qui déplace la détection vers ces états internes. Une implémentation en Python avec Torch tient en trois étapes, exposer les mécanismes internes lors de l’inférence, récupérer la matrice d’attention de la dernière couche, puis vérifier un effondrement de l’attention sur une seule source. Les tests atteignent 98 % de précision sur de petits jeux de données, les très gros volumes exigeant des outils complémentaires.

    Les défenses périmétriques du RAG

    Dans une logique de défense en profondeur, Jordan a repéré un angle mort, le paramètre top K du moteur vectoriel FAISS, exploité par un attaquant manipulant le champ lexical de son document malveillant. Sur un document unique, une attaque atteint 55 % de succès, un taux qui chute à 0,6 % avec du multi-documents, le top 5 réduisant d’un facteur vingt l’importance du poison. Le second pilier, le LE2C pour Label Embedding Consistency Checking, exploite le fait qu’un attaquant peut falsifier l’étiquette d’un log, mais pas sa position géométrique, la distance euclidienne avec le centroïde du cluster sain révélant les dissonances. Côté réponse, mieux vaut déclasser que supprimer les documents suspects, en reléguant au fond du contexte et en réduisant leur poids, neutralisant leur influence tout en préservant l’historique des attaques, trace d’une intention hostile.

    Les recommandations et le chemin vers la maturité

    La réponse opérationnelle reste ouverte, ce type d’alerte sur les systèmes d’IA n’étant pas encore implémenté. Trois règles se dégagent, ne pas accorder une confiance aveugle au LLM juge puisque plus le modèle est gros, plus il est docile face au poison, monitorer la tension interne pendant l’inférence avec des sondes s’appuyant sur l’entropie de Shannon, et privilégier le triage multi-documents pour diluer le poison. Jordan a refait une implémentation axée sur le syslog, tandis que D-scan et RAGIDA sont publiés pour inspirer les architectures de demain.

    Nicolas relie ces constats au lethal trifecta, selon lequel combiner de la donnée non fiable avec un système capable de décider expose à des problèmes, le zero trust s’étendant désormais aux logs. Ces plateformes deviendront probablement un standard d’ici deux à trois ans, mais la maturité n’est pas au rendez-vous, l’IA restant un assistant auquel on ne peut encore confier le rôle de juge. Les attaquants gardent leur avance, la recherche demeure insuffisante sur ces segments, d’où l’importance de partager ces travaux. Comme le conclut Jordan, être en cybersécurité, c’est déjà être paranoïaque, et chaque nouvelle technologie demande d’en ajouter.

    Contributeurs

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    Nicolas-Loïc Fortin








    Jordan Theodore









    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux virtuels par Riverside.fm
  • PolySécure Podcast

    Vincetopia - Jamais deux sans trois - Parce que... c'est l'épisode 0x362!

    2026-11-03 | 46 mins.
    Parce que… c’est l’épisode 0x362!

    Shameless plug



















































































































































































































































































































































































































































































































































































































    13 et 14 novembre 2026 -
    Worldwide -

    DEATHCon












    16 au 19 novembre -
    Rennes, France -

    European Cyber Week 2026












    25 et 26 février 2027 -
    Québec, Canada -

    SéQCure 2027












    9 au 11 mars 2027 -
    Lilles, France -

    Forum INCYBER - Europe 2027













    I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle


























    16 novembre 2026 -
    Paris, France -

    CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes













    Boostsecurity - Dazio



















    5 novembre 2026 -
    Montréal, Canada -

    CISO Open Mic Montréal 2026






    Description

    Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.

    Un épisode spécial Venstopia

    Cet épisode marque le troisième enregistrement du format Venstopia. Les animateurs ont troqué les nouvelles pour des sujets imposés, sans se fermer la porte à l’un ou l’autre des formats. Après les risques à la rencontre précédente, Vincent introduit cette fois le concept de harvest now, decrypt later. L’échange s’ouvre sur l’anecdote d’un mathématicien affirmant que ceux qui croient en la mécanique quantique ont la foi, puisque cette science demeure encore largement théorique.

    Le concept de harvest now, decrypt later

    Vincent explique le fonctionnement envisagé des ordinateurs quantiques. Ces machines reposent sur des qubits, des processeurs qui fonctionnent à environ moins 270 degrés Celsius, soit près du zéro absolu, en raison de leur vitesse de traitement extrême. Dans cet univers de vérité absolue, toutes les mécaniques de protection actuelles comme le MFA, le SSO, l’authentification et le chiffrement deviendraient vulnérables à un déchiffrement quasi instantané. Le principe du harvest now, decrypt later repose sur l’idée que des personnes malveillantes volent présentement des données chiffrées sans dépenser d’énergie pour les déchiffrer. Elles les entreposent tranquillement, comme du steak haché au réfrigérateur, en attendant qu’un ordinateur quantique permette de les déchiffrer et de commettre des méfaits avec des données récoltées depuis des années.

    L’animateur souligne pour sa part que le stockage coûte peu cher et que les informations visées conservent leur valeur, comme les transactions bancaires, les secrets d’État et les informations de santé.

    Une course à l’armement géopolitique

    Les deux animateurs comparent la situation à une course à l’armement. De grandes corporations, des universités comme Sherbrooke et des pays comme la Chine investissent massivement dans ces technologies. La tension rappelle la Seconde Guerre mondiale, lorsque le déchiffrement des communications allemandes avait donné un avantage stratégique décisif aux Alliés. Le pays qui développera cette capacité en premier pourra décrypter les communications secrètes et militaires des autres.

    Vincent soulève aussi l’hypothèse que l’IA serve présentement à détourner le regard de la problématique quantique qui s’en vient. Il imagine des scénarios inspirés du film Avengers, l’ère d’Ultron, où le contrôle des codes d’armement nucléaire représente une menace bien plus préoccupante que le vol d’argent.

    Des données à durée de vie variable

    L’animateur relativise la menace pour les transactions bancaires, puisque celles-ci possèdent une durée de vie très courte et ne peuvent être réexécutées rétroactivement. Les banques canadiennes ont d’ailleurs entamé leur migration vers des algorithmes résistants au quantique. Ce qui inquiète davantage, c’est la possibilité de casser un mot de passe pour accéder au contenu complet d’un compte. Vincent convient qu’une bonne partie des informations récoltées seront obsolètes au moment de leur exploitation, même si le volume de données disponibles augmentera considérablement.

    Les intervenants s’accordent aussi pour dire que les citoyens ordinaires ne sont pas des cibles prioritaires, puisque les premières générations d’ordinateurs quantiques capables de casser du chiffrement seront rares et réservées à des usages utiles.

    Le coût et les cas d’usage restreints

    Vincent insiste sur le coût faramineux de ces machines. Faire fonctionner un ordinateur quantique coûterait des milliards de dollars et consommerait une énergie considérable, au point que Hydro-Québec devrait fermer plusieurs barrages pour alimenter la bête.

    L’animateur ajoute que le quantique ne possède pas la sexiness de l’IA auprès du grand public, puisque les cas d’usage demeurent très restreints et spécialisés. Il compare le quantique à un mainframe miniaturisé, un outil conçu pour des tâches de haut volume comme le traitement des rapports d’impôt, fait par lots et non en temps réel. On ne va pas tchatcher avec du quantique ni jaser avec un algorithme quantique.

    Les incertitudes techniques

    Vincent s’interroge sur le mode d’opération concret de ces machines. Sera-t-il conversationnel, faudra-t-il y pitcher des données ou pointer vers un endpoint équivalent à un haut-parleur? Peu de gens savent réellement comment tout cela fonctionnera. Il rappelle qu’une information publique laisserait entendre que le Canada, pourtant en avance en mécanique quantique, se serait fait dérober des données le 9 février 2021, et que la Chine aurait ensuite envoyé 800 satellites pour tester son algorithme quantique. Les cibles premières demeureront les secrets gouvernementaux, selon l’animateur, qui observe avec ironie que ces grands adolescents de 50 et 60 ans se chicaneront en premier.

    Des détours cinématographiques

    Comme à l’habitude, la conversation dérape vers le cinéma. Le film Sneakers avec Robert Redford illustre parfaitement le concept d’un algorithme qui décrypte tout. Les animateurs reviennent ensuite sur Daryl, ce film des années 80 mettant en scène un enfant robot capable de communiquer avec les éléments électroniques, puis sur Tron, dont l’exactitude des termes technologiques frappe encore aujourd’hui. Le film a failli mettre Disney en faillite en raison du coût exorbitant des images de synthèse calculées sur mainframe, mais son influence culturelle demeure immense, notamment sur les motos d’Akira.

    Conseils pour les citoyens

    Face à l’arrivée inévitable du quantique, l’animateur conseille de cesser de tout mettre dans le numérique. Si vous êtes gêné de mettre par écrit ce que vous pensez, n’écrivez-le pas et parlez-en en personne. Vincent nuance en recommandant surtout de faire attention aux émotions qu’on dépose en ligne, car le clown qui se cache derrière les pires menaces pourrait un jour être démasqué par un déchiffrement.

    Une menace qui se prépare en silence

    En conclusion, les animateurs reconnaissent que le quantique ne constitue pas leur domaine de prédilection et qu’ils ne détiennent pas toutes les réponses. Une chose demeure certaine, ça s’en vient. Comme pour l’IA, on vivra probablement une panique, une dépanique, puis une panique étrange qui s’installera, mais il ne s’agira pas de la fin du monde.

    Contributeurs

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    Nicolas-Loïc Fortin








    Vincent Groleau









    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux virtuels par Riverside.fm
  • PolySécure Podcast

    Actu - 1er novembre 2026 - Parce que... c'est l'épisode 0x361!

    2026-11-02 | 47 mins.
    Parce que… c’est l’épisode 0x361!

    Shameless plug



















































































































































































































































































































































































































































































































































































































    13 et 14 novembre 2026 -
    Worldwide -

    DEATHCon












    16 au 19 novembre -
    Rennes, France -

    European Cyber Week 2026












    25 et 26 février 2027 -
    Québec, Canada -

    SéQCure 2027












    9 au 11 mars 2027 -
    Lilles, France -

    Forum INCYBER - Europe 2027













    I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle


























    16 novembre 2026 -
    Paris, France -

    CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes













    Boostsecurity - Dazio



















    5 novembre 2026 -
    Montréal, Canada -

    CISO Open Mic Montréal 2026






    Description

    Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.

    L’épisode en bref

    Cet épisode du Polysecure, enregistré le 1er novembre, couvre l’actualité de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle. L’animateur mentionne d’abord quelques événements à venir, dont le CISO Open Mic à Montréal, le Defcon, la European Cyber Week à Rennes, une conférence de la CNIL à Paris sur la manipulation lors des élections, ainsi que des rendez-vous récurrents comme l’IA Café et Bu Security avec son outil Leta. Il souligne aussi le décès d’un grand acteur de science-fiction qui a marqué sa jeunesse. Le fil conducteur de l’épisode porte sur le changement de paradigme imposé par l’IA aux pratiques de sécurité.

    Intelligence artificielle et encadrement des agents

    L’animateur aborde la question de l’encadrement des agents autonomes, notamment avec la sandbox publiée par Google et les révélations du document d’introduction en bourse d’Anthropic. Il juge que l’approche actuelle est erronée, car on traite l’IA comme un programme déterministe alors qu’elle est non déterministe. On tente de corriger les problèmes en aval plutôt qu’à la source, ce qui laisse mal maîtrisés les inconvénients de cette technologie. Il trouve d’ailleurs troublant que la réflexion publique soit teintée de visions dystopiques et alimentée par des entrepreneurs qui obscurcissent le débat.

    L’IA offensive et l’industrialisation des menaces

    La section offensive montre que l’IA s’intègre de plus en plus aux malwares, prolongeant les observations faites avec l’équipe de Sequoia. Les menaces utilisent désormais des modèles pour identifier automatiquement ce qui est payant chez une victime, sans effort manuel préalable. L’animateur estime que les équipes défensives subiront quelques mois difficiles pour durcir et mettre à jour leurs systèmes, mais que le gain ultime sera réel. Il insiste sur le fait que les raccourcis et les paresses accumulés dans le développement logiciel vont se rattraper, car les agents IA excellent à déceler ces petites failles laissées derrière. Le niveau de qualité attendu des logiciels montera, ce qui exigera une révision profonde de l’approche défensive.

    Sécurité des systèmes et modèles IA

    Les nouvelles rappellent que les systèmes d’IA sont mutualisés et que les barrières d’isolation entre tenants ou pipelines de requêtes ne sont pas parfaitement étanches, permettant parfois de voir les requêtes d’autres utilisateurs ou de manipuler l’infrastructure de l’hébergeur. L’animateur n’est pas surpris, ces environnements étant complexes par nature. Côté modèles, Gemini Carbon offre des capacités dédiées aux défenseurs, même si l’accès reste limité et coûteux. Mistral a publié la version 4 en open weight, proche des modèles frontières, mais trop gourmande pour être exécutée localement sans matériel coûteux. Enfin, Alphabet a perdu 500 milliards de dollars de valorisation en une journée, sa publicité de recherche étant cannibalisée par l’IA, ce qui annonce possiblement un éclatement de bulle comparable à celui des dotcom.

    Guerre et souveraineté numérique

    Le Pentagone refuse d’enquêter sur le ralentissement de Starshield en Ukraine, ce que l’animateur trouve regrettable, car un trillionnaire peut désormais influencer le sort d’une guerre selon son humeur, ce qui pousse l’Europe et le Canada à chercher des solutions de souveraineté. Le Danemark a abandonné son projet de remplacement de sa suite Office par de l’open source en raison de difficultés d’adhésion des utilisateurs, illustrant que les transitions hors de l’écosystème Microsoft exigent une planification sérieuse. Il plaide pour que les organisations publiques financent des projets comme Matrix et y rattachent des développeurs, le logiciel étant devenu une infrastructure publique qui mérite un financement public, d’autant que ses bénéfices touchent la planète entière.

    Vie privée

    Flock fait parler avec la réinstallation de caméras annulées par certaines villes, montrant que la valeur de l’entreprise réside dans la centralisation des données plutôt que dans les contrats municipaux. Son président attribue l’opposition à des robots russes, ce que l’animateur juge absurde. Il note que plus les gens s’informent, plus ils s’organisent contre ces invasions de la vie privée. La cour française pousse Quad 9 à bloquer des sites de piratage sportif, ce qui soulève des questions sur le rôle de l’État au service d’intérêts privés. Une étude examine la fuite d’informations vers les robots sur Discord, Cory Doctorow dénonce les clauses contraignantes du journal de Los Angeles, et deux sénateurs américains s’inquiètent des lunettes connectées qui filment.

    Loi et cryptomonnaies

    L’Ukraine met en lumière l’usage de la fraude comme stratégie de guerre, un sujet en zone grise qui force une réflexion sur la protection des données. Au Canada, la loi S209 du Sénat entrerait en collision avec C34 de la Chambre des communes, les deux visant la vérification de l’âge en ligne, une approche que l’animateur considère inadéquate pour le problème visé. En cryptomonnaie, Binance aurait perdu 6,3 milliards de dollars par une attaque exploitant un smart contract, l’argent ayant été retourné aux victimes au moment de l’enregistrement. Ces marchés demeurent fragiles et les échanges continueront d’être ciblés.

    Vulnérabilités et attaques notables

    Plusieurs nouvelles illustrent le besoin d’assumer la compromission. L’embargo sur la divulgation des vulnérabilités, surtout pour les projets open source, pourrait être levé, ce qui redistribuerait la charge de correction au-delà des petits groupes de développeurs. Des failles touchent les firmwares et BIOS de serveurs démarrant par le réseau. PHP-ToShell aurait été exploitée quatre jours avant sa divulgation, avec jusqu’à 25 serveurs compromise par des groupes sophistiqués capables de chaîner les vulnérabilités, une capacité que l’IA accélérera. Une étude montre qu’une requête POST peut être convertie en GET, moins sécuritaire, révélant l’instabilité des implantations des normes HTTP. Une startup IA aurait hacké Anthropic, des voleurs détournent des GPS pour piller des cargaisons destinées aux centres de données, et un ver a touché 42 dépôts GitHub.

    Sécurité des agents IA

    L’animateur revient sur l’idée qu’on tente de maîtriser les agents comme on enfermerait un humain dans une prison, sans chercher à comprendre leur fonctionnement. Des recherches explorent l’alignement par entraînement défensif et Cisco publie des signatures pour détecter les attaques menées par des agents. Un papier de Coher, entreprise canadienne, montre que Qwen en mode agent contacte spontanément des serveurs Alibaba et ignore certaines règles, sans savoir si cela provient d’un plantage délibéré ou d’erreurs d’entraînement, ce qui invite à la prudence avec les modèles open source et le code hébergé sur Hugging Face. GitGuardian publie que le risque de fuite de clés augmente fortement avec les outils de codage IA, le nombre de commits ayant doublé en un an, majoritairement générés par des IA.

    Mot de la fin

    Deux dernières nouvelles portent sur l’auto-hébergement d’un SOC avec des stratégies de Securi et sur le défi de partager la connaissance entre agents dans l’analyse distribuée des logs industriels. L’animateur remercie l’auditoire d’avoir supporté ses prises de position engagées sur l’open source et la vie privée, annonce des épisodes en direct à venir et souhaite une bonne semaine malgré le contenu parfois déprimant.

    Notes

    Ghost in the shell (IA)

    Encadrer les agents autonomes

    AI Agent Sandboxing: Google Researcher Unveils Capsem

    AI Agents and Self-Healing Software: What’s Next

    AI Innovation Requires Risk. Cybersecurity Can’t Be the Department of No.

    Anthropic’s IPO filing reveals security failures alongside warnings of runaway AI




    IA offensive : hacking et malware

    AI hacking risks

    Malware uses LLMs to rank victims by how much they’re worth




    Vulnérabilités des systèmes IA

    Cross-request KV cache exposure in the GLM-5.3 Workers AI model (155 responses)

    Fooling LLM Safety Guards into Judging the Wrong Text

    LLM WikiLeaks: Uncovering URL-Based Capability Extension and Security Circumvention in Agentic Message Boards

    Prompt Injection Flaws Expose 7 AI Platforms to Remote Code Execution




    Gemini 4 Carbon

    Google announces Gemini 4 Carbon, its latest frontier AI model that you can’t use

    Mistral Large 4 (Le Chonk) is now Open Weight

    Alphabet Just Lost $500 Billion in One Day — Here’s Why Wall Street Is Spooked




    La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal!

    Pentagon IG refuses to investigate Starlink/Starshield slowdown in Ukraine




    Vive le numérique libre! (Souveraineté numérique)

    Denmark Gives Up On Replacing Microsoft Office With Collabora

    Matrix takes sovereign messaging into the realm of the tech giants




    Cachez ces informations que je ne saurais voir (Privacy)

    Flock

    Flock Reinstalled Its Cameras After Another City Canceled Its Contract

    The city that fought Flock

    It’s not the bots, Flock




    ‘Please Let the Internet Die’

    Firefox Tries to Bring Back the Internet’s ‘Good Old Days’

    French Court’s Site-Blocking Orders Drive Quad9 Out Of France

    Measuring Users’ Security and Privacy Concerns About Third-Party Community Bots on Discord

    Pluralistic: Sovereign citizens, but for news (26 Oct 2026)

    Researchers Uncover Signs of Massive Surveillance Operation on Starlink Users

    Two US Senators Raise Privacy Concerns About Meta’s ‘Pervert Glasses’




    I am the law

    Fraudfare: Weaponized Fraud Under International Law

    The Age Verification Bill That Won’t Die: How Bill S-209 Complicates the Government’s Bill C-34 Online Safety Plan




    Hack the planet! (Red)

    Cryptoups!

    Attacker gets away with up to $3 billion from Binance

    Binance Likely Lost at Least $1.7 Billion in Largest Crypto Hack Ever, Says Founder

    How Hackers Stole $6.3 Billion From Binance in Minutes




    Blog - Dear Open Source Developers: It’s OK not to embargo

    Code-execution flaw in UEFI firmware affects most servers on planet Earth

    PHP2Shell Was Exploited Before the Patch

    Chained PHP2Shell Exploit Roots 25 Servers, Including US Government Servers

    When POST Becomes GET: Investigating HTTP Method Interchangeability and Its Security Implications

    AI startup hacks Anthropic, gains access to employee details, internal messages

    Highway Thieves Are Spoofing GPS To Steal Millions In Data Center-Bound Cargo

    Worm armed 42 GitHub repos by hiding a payload too big to fail




    How about a nice game of chess? (Blue)

    Sécurité des agents IA

    Alignment of Autonomous Cyber Defense Agents via Adaptive Policy Shaping

    Cisco open sources tool for detecting AI agents on hacking sprees

    Concerning behavior from a popular open-weight AI model

    GitHub Octoverse 2026: AI Agents, Citizen Developers, and the New Security Reality

    How to Prevent Prompt Injection: 13 Attacks, Tested




    Self-Hosted SOC Platforms Can Keep Pace With Modern Threats

    Too many clients spoil the logs: distributed parsing, aggregation techniques and metrics




    Chaos strike back! (Divers)

    Rien




    Contributeurs

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    Nicolas-Loïc Fortin









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    Teknik - Série l'IA dans les CtF - Team Québec - Parce que... c'est l'épisode 0x360!

    2026-10-30 | 1h 7 mins.
    Parce que… c’est l’épisode 0x360!

    Shameless plug



















































































































































































































































































































































































































































































































































































































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    Description

    Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.

    Un débat bien enflammé

    Ce numéro spécial du Polysécure réunit Martin Dubé, Simon Nolet et Éric Gagnon autour d’un sujet que l’animateur juge litigieux, l’usage de l’intelligence artificielle dans les CTF. Les trois invités comptent une quinzaine d’années de pratique, ont déjà formé la même équipe et explorent l’IA dans ces compétitions depuis au moins un an. L’animateur promet d’ajouter une bûche dans le poêle si le feu manque.

    L’apprentissage au cœur des enjeux

    Éric pose la distinction qui structure l’épisode. Les CTF ont longtemps été son principal outil d’apprentissage, et il craint qu’un agent totalement autonome n’enlève ce volet. Se péter la face des heures sur un challenge ancre la solution en mémoire comme aucune réponse instantanée ne le fera. Maîtriser l’orchestration des agents reste toutefois une compétence à développer, admet-il. Simon nuance, on peut encore apprendre avec un agent, en lui posant des questions comme un game master d’escape room qui donne des indices. L’apprentissage demeure possible, mais il faut désormais le vouloir.

    Gagner ne veut plus dire la même chose

    Martin se dit favorable à l’IA dans les CTF. Il raconte son parcours, d’un usage chaotique de Claude Code l’an dernier, où chaque script partait en vrille, jusqu’à une orchestration plus élégante inspirée des outils publiés par de grandes équipes sur GitHub. Le métier a changé, ce sont désormais des robots qui ont les mains sur le clavier. Gagner un CTF ne reflète donc plus la même compétence technique, et la corrélation entre les équipes gagnantes et l’élite du domaine s’effrite. Au NorthSec toutefois, l’IA réglait seule les défis les plus simples, mais la track Windows résistait et réclamait le cerveau des humains pour débloquer les agents.

    Séparer les univers pour préserver l’équité

    Simon juge injuste qu’une équipe assistée par IA récolte les mêmes prix qu’une équipe qui s’en passe. Le NorthSec a d’ailleurs publié ses règles pour 2027, qui séparent ceux qui brûlent des tokens et ceux qui visent les prix. Éric propose même de retirer le scoreboard du volet agentique pour supprimer l’ambition d’y gagner. Simon objecte que la compétition demeurera entre équipes agentiques, moins de tokens pour un même résultat, un harness supérieur restant une prouesse. Martin rêve d’une compétition de harnesses à armes égales, même modèle et même budget.

    Tricherie et règles du jeu

    La ligne est mince entre employer un chatbot comme assistant et laisser un agent résoudre les défis. Martin prédit une ère de camouflage où chacun jouera sa ligne. Simon rappelle que la tricherie existait avant l’IA, du vol de flags à l’externalisation d’un challenge vers un expert hors de l’équipe. Le NorthSec mise sur l’auto-déclaration, tandis que l’animateur note que faire la police reste désagréable pour les organisateurs, et que le système d’honneur montre ses limites quand un enjeu de compétition existe.

    La motivation des challenge designers en berne

    Un point sensible émerge, la motivation des créateurs de challenges qui voient leurs défis résolus en trente secondes par un agent. L’animateur décrit l’atmosphère gênante de la remise des prix au NorthSec, où la première équipe fut à peine applaudie, soupçons d’usage d’IA à l’appui. Martin adopte la position inverse, il irait jaser avec les gagnants pour comprendre leur orchestration, convaincu qu’une telle victoire n’est pas un hasard. Des idées circulent, prix de participation, MVP, ou un golden buzzer laissé à la discrétion du challenge designer.

    Socialisation et accessibilité

    Les agents ne libèrent pourtant pas de temps pour la bière, le NorthSec a observé l’inverse, des participants isolés dans leur bulle qui demandent de l’aide à la machine plutôt qu’aux coéquipiers. Simon admet avoir toutefois bien mangé, bu et comparé ses agents. Sur l’accessibilité, le niveau a grimpé depuis les premiers CTF, où il s’agissait d’apprendre Nmap. Éric conseille aux débutants un home lab et les conférences de sécurité, qui ont changé sa carrière. Martin mise sur la curiosité, entre ceux qui promptent sans comprendre et ceux qui font du patch diffing dès qu’une vulnérabilité PHP critique sort.

    L’expertise humaine garde sa valeur

    Les trois s’entendent, on ne sera pas remplacés. Martin rappelle qu’en environnement client sensible, la délicatesse exigée échappe encore aux agents. Éric compare aux années où certains roulaient des outils sans comprendre leurs guts, alors que ceux qui creusaient le code et les shellcodes se démarquaient. Simon insiste sur le jugement humain pour repérer ce qui est louche, une compétence née de l’expérience. Reste la question de la relève, comment apprendre à diriger un agent quand on n’a jamais vécu la douleur d’avoir appris les commandes par cœur.

    Réinventer les formats

    Simon a tenté de faire hacker un agent par un autre via prompt injection, sans grand succès, et doute qu’on sache concevoir des défis simples pour un humain et ardus pour une machine. Martin imagine des tracks de red team où la discrétion et les alertes comptent. Simon propose un red versus blue où chaque équipe protège son infrastructure et attaque celle de l’autre. Éric est all-in pour un CTF dédié au jeu agentique. L’animateur cite le Stick et son jury de write-ups, tandis que Simon rappelle le Missing Persons CTF, où l’OSint servait à retrouver des personnes disparues.

    Trois stratégies pour le prochain Hackfest

    Simon développe une plateforme de collaboration entre humains et agents, avec suivi des challenges, gestion des accès restreints et agents spécialisés aux permissions limitées, un agent QA qui lit sans écrire. Martin a bâti un environnement on-prem autour d’un modèle Qwen maison aux tokens quasi illimités, qui orchestre et appelle Claude au besoin, avec des skills préfabriqués et des images Docker d’outils préinstallés, entraîné sur Hack The Box. Éric restera en mode casual, accompagné d’un Claude, visant des tracks hors de sa zone de confort, et la socialisation autour des tables. L’animateur propose un micro-épisode après le Hackfest, l’un des événements les plus préparés de 2026 à cette réalité.

    Contributeurs

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    Nicolas-Loïc Fortin








    Simon Nolet








    Éric Gagnon








    Martin Dubé









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    Montage par Intrasecure inc

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    Teknik - Série l'IA dans les CtF - Intérêt en danger - Parce que... c'est l'épisode 0x35F!

    2026-10-29 | 23 mins.
    Parce que… c’est l’épisode 0x35F!

    Shameless plug



















































































































































































































































































































































































































































































































































































































    13 et 14 novembre 2026 -
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    16 au 19 novembre -
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    5 novembre 2026 -
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    Description

    Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.

    Le parcours d’un participant qui décroche

    Dans cet épisode spécial de Polysécure, l’animateur reçoit Mathéo Vergnolle, expert en cybersécurité chez Synactive, spécialisé en rétro-ingénierie et en recherche de vulnérabilités bas niveau. Ancien membre de l’équipe de France au Challenge européen de cybersécurité, il revient sur la transformation des CTF sous l’effet de l’intelligence artificielle et explique pourquoi il a presque totalement décroché de ces compétitions.

    Un moment de bascule au BRES CTF

    Son dernier CTF, le BRES CTF à Rennes, autorisait l’IA. Son équipe avait choisi d’y jouer sans intelligence artificielle, par goût de l’apprentissage, mais sans aucune chance de gagner. Les gagnants eux-mêmes n’ont « pas appris grand-chose ce jour-là ». Cette expérience marque, selon lui, la fin de sa motivation pour les CTF classiques.

    Quelques semaines plus tôt, le Challenge français de cybersécurité avait interdit l’usage agentique des LLM tout en tolérant leur emploi comme moteur de recherche avancé ou pour la documentation. Les organisateurs ont passé un temps considérable à démasquer des tricheurs souvent de mauvaise foi, mais l’expérience demeurait intéressante pour les joueurs.

    La lente intrusion des LLM dans les compétitions

    Mathéo retrace l’évolution observée. Les LLM constituaient d’abord un outil modeste, une recherche Google un peu plus efficace. Au Challenge européen de 2024, ils apportaient encore une aide limitée. En 2025, en Pologne, la bascule fut radicale, puisque plus de la moitié des challenges se résolvaient sans intervention humaine et sans règlement pour l’interdire. Devant des épreuves qu’il savait pouvoir déléguer à une machine, il n’y retrouvait plus le sentiment de satisfaction et de réussite. Il a donc décidé d’abandonner complètement les LLM, y compris pour la recherche documentaire, afin de continuer à apprendre dans son métier comme dans ses loisirs.

    Compétition et apprentissage désormais dissociés

    Pour Mathéo, les CTF comportaient deux aspects qui se mariaient harmonieusement, l’aspect compétitif et l’aspect apprentissage. Ces deux dimensions sont aujourd’hui complètement séparées. On participe soit pour gagner, soit pour apprendre, rarement pour les deux à la fois. S’engager dans une compétition où l’on sait d’avance que l’on perdra n’a rien de motivant.

    Beaucoup de membres de la communauté sont dérangés par les LLM ou préfèrent s’en passer. Les équipes qui gagnent les CTF autorisés ne trichent pas forcément, puisqu’elles respectent les règles. Ces étudiants subissent une pression implicite ou explicite de leur école, qui communique sur leurs résultats et finance leurs déplacements. On évalue ainsi le résultat plutôt que la compétence réelle, même si Mathéo reconnaît un vrai talent dans la configuration des agents.

    Des organisateurs en quête de résistance à l’IA

    La question des formats viables nourrit de nombreuses discussions. Un blog post de Lolo Le Kik décrivait une méthodologie pour créer des challenges résistants à l’IA, par exemple en insérant du lore trompeur évoquant des injections SQL alors que le sujet réel est tout autre. Le joueur comprend l’astuce, le LLM part sur une fausse piste. Ces tentatives vieillissent vite, car les modèles progressent sans cesse.

    La surveillance en présentiel demeure envisageable mais intrusive. Le récent Challenge européen de cybersécurité, malgré l’interdiction des LLM, a connu plusieurs triches avérées. Interdire totalement internet paraît irréaliste, les CTF nécessitant des recherches en ligne, et les joueurs de cybersécurité aiment contourner les règles.

    À HexaCon, la conférence organisée par Synactive, un CTF speedrun a bien fonctionné. Des challenges simples, résolubles en quelques minutes, se sont joués en duel devant un public, écrans projetés en direct, IA interdite, ce qui rend toute tricherie immédiatement visible. Mathéo évoque enfin l’idée de remplacer les petits challenges isolés par un jeu multijoueur dont l’objectif serait de créer des modes ou des cheats, un format créatif mais où l’IA resterait avantageuse.

    Retrouver du plaisir hors compétition

    Les CTF non compétitifs conservent tout leur intérêt à ses yeux. Il prévoit de participer à celui de la GRHAC, annoncé sans classement, chacun progressant pour découvrir et apprendre à son rythme. Il apprécie également Acropole, la plateforme du France Cyber Security Challenge, où les profils sont privés et où l’on n’affronte que soi-même.

    Des enjeux sérieux pour le recrutement

    Mathéo craint de lourdes pertes pour le recrutement. Les ressources humaines des entreprises de cybersécurité auront de plus en plus de mal à distinguer les profils. Chez Synactive, un challenge est proposé dans les premières phases de recrutement, et certains candidats y recourent à l’IA avant d’échouer aux questions posées en salle technique, de sorte que tout le monde perd du temps sans rien apprendre.

    Les CTF ont été le moteur de sa carrière. C’est par eux qu’il a découvert la cybersécurité, orienté ses études et obtenu son poste en mettant en avant ses résultats. Au BRES CTF, le concepteur des challenges qu’il avait appréciés est venu le rencontrer, et Synactive a recruté ce concepteur plutôt qu’un joueur. Concevoir de bons challenges devient ainsi plus visible que d’y participer. Mais les concepteurs se démobilisent, sachant que les participants lanceront Claude ou un autre agent sans même examiner leur travail.

    Des pistes pour l’avenir

    Les formats à deux podiums, l’un avec IA autorisée, l’autre sans IA et généralement sans récompenses pour éviter la triche, lui semblent une bonne manière de conserver de l’adrénaline dans des conditions justes. La journée déconnectée du récent Challenge européen a également été appréciée des joueurs.

    Désormais, sur son temps libre, Mathéo préfère les projets personnels, comme la rétro-ingénierie de jeux vidéo ou l’apprentissage de nouvelles technologies, à son rythme, sans rien avoir à prouver à personne. Il rappelle enfin que c’est en progressant sur Root Me qu’il a pris goût à ce domaine, et s’inquiète qu’un débutant se contente de cliquer et de lancer un agent, sans retrouver les motivations d’antan.

    Notes

    Hexacon

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