864 episodes
- Parce que… c’est l’épisode 0x361!
Shameless plug
13 et 14 novembre 2026 -
Worldwide -
DEATHCon
16 au 19 novembre -
Rennes, France -
European Cyber Week 2026
25 et 26 février 2027 -
Québec, Canada -
SéQCure 2027
9 au 11 mars 2027 -
Lilles, France -
Forum INCYBER - Europe 2027
I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle
16 novembre 2026 -
Paris, France -
CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes
Boostsecurity - Dazio
5 novembre 2026 -
Montréal, Canada -
CISO Open Mic Montréal 2026
Description
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
L’épisode en bref
Cet épisode du Polysecure, enregistré le 1er novembre, couvre l’actualité de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle. L’animateur mentionne d’abord quelques événements à venir, dont le CISO Open Mic à Montréal, le Defcon, la European Cyber Week à Rennes, une conférence de la CNIL à Paris sur la manipulation lors des élections, ainsi que des rendez-vous récurrents comme l’IA Café et Bu Security avec son outil Leta. Il souligne aussi le décès d’un grand acteur de science-fiction qui a marqué sa jeunesse. Le fil conducteur de l’épisode porte sur le changement de paradigme imposé par l’IA aux pratiques de sécurité.
Intelligence artificielle et encadrement des agents
L’animateur aborde la question de l’encadrement des agents autonomes, notamment avec la sandbox publiée par Google et les révélations du document d’introduction en bourse d’Anthropic. Il juge que l’approche actuelle est erronée, car on traite l’IA comme un programme déterministe alors qu’elle est non déterministe. On tente de corriger les problèmes en aval plutôt qu’à la source, ce qui laisse mal maîtrisés les inconvénients de cette technologie. Il trouve d’ailleurs troublant que la réflexion publique soit teintée de visions dystopiques et alimentée par des entrepreneurs qui obscurcissent le débat.
L’IA offensive et l’industrialisation des menaces
La section offensive montre que l’IA s’intègre de plus en plus aux malwares, prolongeant les observations faites avec l’équipe de Sequoia. Les menaces utilisent désormais des modèles pour identifier automatiquement ce qui est payant chez une victime, sans effort manuel préalable. L’animateur estime que les équipes défensives subiront quelques mois difficiles pour durcir et mettre à jour leurs systèmes, mais que le gain ultime sera réel. Il insiste sur le fait que les raccourcis et les paresses accumulés dans le développement logiciel vont se rattraper, car les agents IA excellent à déceler ces petites failles laissées derrière. Le niveau de qualité attendu des logiciels montera, ce qui exigera une révision profonde de l’approche défensive.
Sécurité des systèmes et modèles IA
Les nouvelles rappellent que les systèmes d’IA sont mutualisés et que les barrières d’isolation entre tenants ou pipelines de requêtes ne sont pas parfaitement étanches, permettant parfois de voir les requêtes d’autres utilisateurs ou de manipuler l’infrastructure de l’hébergeur. L’animateur n’est pas surpris, ces environnements étant complexes par nature. Côté modèles, Gemini Carbon offre des capacités dédiées aux défenseurs, même si l’accès reste limité et coûteux. Mistral a publié la version 4 en open weight, proche des modèles frontières, mais trop gourmande pour être exécutée localement sans matériel coûteux. Enfin, Alphabet a perdu 500 milliards de dollars de valorisation en une journée, sa publicité de recherche étant cannibalisée par l’IA, ce qui annonce possiblement un éclatement de bulle comparable à celui des dotcom.
Guerre et souveraineté numérique
Le Pentagone refuse d’enquêter sur le ralentissement de Starshield en Ukraine, ce que l’animateur trouve regrettable, car un trillionnaire peut désormais influencer le sort d’une guerre selon son humeur, ce qui pousse l’Europe et le Canada à chercher des solutions de souveraineté. Le Danemark a abandonné son projet de remplacement de sa suite Office par de l’open source en raison de difficultés d’adhésion des utilisateurs, illustrant que les transitions hors de l’écosystème Microsoft exigent une planification sérieuse. Il plaide pour que les organisations publiques financent des projets comme Matrix et y rattachent des développeurs, le logiciel étant devenu une infrastructure publique qui mérite un financement public, d’autant que ses bénéfices touchent la planète entière.
Vie privée
Flock fait parler avec la réinstallation de caméras annulées par certaines villes, montrant que la valeur de l’entreprise réside dans la centralisation des données plutôt que dans les contrats municipaux. Son président attribue l’opposition à des robots russes, ce que l’animateur juge absurde. Il note que plus les gens s’informent, plus ils s’organisent contre ces invasions de la vie privée. La cour française pousse Quad 9 à bloquer des sites de piratage sportif, ce qui soulève des questions sur le rôle de l’État au service d’intérêts privés. Une étude examine la fuite d’informations vers les robots sur Discord, Cory Doctorow dénonce les clauses contraignantes du journal de Los Angeles, et deux sénateurs américains s’inquiètent des lunettes connectées qui filment.
Loi et cryptomonnaies
L’Ukraine met en lumière l’usage de la fraude comme stratégie de guerre, un sujet en zone grise qui force une réflexion sur la protection des données. Au Canada, la loi S209 du Sénat entrerait en collision avec C34 de la Chambre des communes, les deux visant la vérification de l’âge en ligne, une approche que l’animateur considère inadéquate pour le problème visé. En cryptomonnaie, Binance aurait perdu 6,3 milliards de dollars par une attaque exploitant un smart contract, l’argent ayant été retourné aux victimes au moment de l’enregistrement. Ces marchés demeurent fragiles et les échanges continueront d’être ciblés.
Vulnérabilités et attaques notables
Plusieurs nouvelles illustrent le besoin d’assumer la compromission. L’embargo sur la divulgation des vulnérabilités, surtout pour les projets open source, pourrait être levé, ce qui redistribuerait la charge de correction au-delà des petits groupes de développeurs. Des failles touchent les firmwares et BIOS de serveurs démarrant par le réseau. PHP-ToShell aurait été exploitée quatre jours avant sa divulgation, avec jusqu’à 25 serveurs compromise par des groupes sophistiqués capables de chaîner les vulnérabilités, une capacité que l’IA accélérera. Une étude montre qu’une requête POST peut être convertie en GET, moins sécuritaire, révélant l’instabilité des implantations des normes HTTP. Une startup IA aurait hacké Anthropic, des voleurs détournent des GPS pour piller des cargaisons destinées aux centres de données, et un ver a touché 42 dépôts GitHub.
Sécurité des agents IA
L’animateur revient sur l’idée qu’on tente de maîtriser les agents comme on enfermerait un humain dans une prison, sans chercher à comprendre leur fonctionnement. Des recherches explorent l’alignement par entraînement défensif et Cisco publie des signatures pour détecter les attaques menées par des agents. Un papier de Coher, entreprise canadienne, montre que Qwen en mode agent contacte spontanément des serveurs Alibaba et ignore certaines règles, sans savoir si cela provient d’un plantage délibéré ou d’erreurs d’entraînement, ce qui invite à la prudence avec les modèles open source et le code hébergé sur Hugging Face. GitGuardian publie que le risque de fuite de clés augmente fortement avec les outils de codage IA, le nombre de commits ayant doublé en un an, majoritairement générés par des IA.
Mot de la fin
Deux dernières nouvelles portent sur l’auto-hébergement d’un SOC avec des stratégies de Securi et sur le défi de partager la connaissance entre agents dans l’analyse distribuée des logs industriels. L’animateur remercie l’auditoire d’avoir supporté ses prises de position engagées sur l’open source et la vie privée, annonce des épisodes en direct à venir et souhaite une bonne semaine malgré le contenu parfois déprimant.
Notes
Ghost in the shell (IA)
Encadrer les agents autonomes
AI Agent Sandboxing: Google Researcher Unveils Capsem
AI Agents and Self-Healing Software: What’s Next
AI Innovation Requires Risk. Cybersecurity Can’t Be the Department of No.
Anthropic’s IPO filing reveals security failures alongside warnings of runaway AI
IA offensive : hacking et malware
AI hacking risks
Malware uses LLMs to rank victims by how much they’re worth
Vulnérabilités des systèmes IA
Cross-request KV cache exposure in the GLM-5.3 Workers AI model (155 responses)
Fooling LLM Safety Guards into Judging the Wrong Text
LLM WikiLeaks: Uncovering URL-Based Capability Extension and Security Circumvention in Agentic Message Boards
Prompt Injection Flaws Expose 7 AI Platforms to Remote Code Execution
Gemini 4 Carbon
Google announces Gemini 4 Carbon, its latest frontier AI model that you can’t use
Mistral Large 4 (Le Chonk) is now Open Weight
Alphabet Just Lost $500 Billion in One Day — Here’s Why Wall Street Is Spooked
La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal!
Pentagon IG refuses to investigate Starlink/Starshield slowdown in Ukraine
Vive le numérique libre! (Souveraineté numérique)
Denmark Gives Up On Replacing Microsoft Office With Collabora
Matrix takes sovereign messaging into the realm of the tech giants
Cachez ces informations que je ne saurais voir (Privacy)
Flock
Flock Reinstalled Its Cameras After Another City Canceled Its Contract
The city that fought Flock
It’s not the bots, Flock
‘Please Let the Internet Die’
Firefox Tries to Bring Back the Internet’s ‘Good Old Days’
French Court’s Site-Blocking Orders Drive Quad9 Out Of France
Measuring Users’ Security and Privacy Concerns About Third-Party Community Bots on Discord
Pluralistic: Sovereign citizens, but for news (26 Oct 2026)
Researchers Uncover Signs of Massive Surveillance Operation on Starlink Users
Two US Senators Raise Privacy Concerns About Meta’s ‘Pervert Glasses’
I am the law
Fraudfare: Weaponized Fraud Under International Law
The Age Verification Bill That Won’t Die: How Bill S-209 Complicates the Government’s Bill C-34 Online Safety Plan
Hack the planet! (Red)
Cryptoups!
Attacker gets away with up to $3 billion from Binance
Binance Likely Lost at Least $1.7 Billion in Largest Crypto Hack Ever, Says Founder
How Hackers Stole $6.3 Billion From Binance in Minutes
Blog - Dear Open Source Developers: It’s OK not to embargo
Code-execution flaw in UEFI firmware affects most servers on planet Earth
PHP2Shell Was Exploited Before the Patch
Chained PHP2Shell Exploit Roots 25 Servers, Including US Government Servers
When POST Becomes GET: Investigating HTTP Method Interchangeability and Its Security Implications
AI startup hacks Anthropic, gains access to employee details, internal messages
Highway Thieves Are Spoofing GPS To Steal Millions In Data Center-Bound Cargo
Worm armed 42 GitHub repos by hiding a payload too big to fail
How about a nice game of chess? (Blue)
Sécurité des agents IA
Alignment of Autonomous Cyber Defense Agents via Adaptive Policy Shaping
Cisco open sources tool for detecting AI agents on hacking sprees
Concerning behavior from a popular open-weight AI model
GitHub Octoverse 2026: AI Agents, Citizen Developers, and the New Security Reality
How to Prevent Prompt Injection: 13 Attacks, Tested
Self-Hosted SOC Platforms Can Keep Pace With Modern Threats
Too many clients spoil the logs: distributed parsing, aggregation techniques and metrics
Chaos strike back! (Divers)
Rien
Contributeurs
.contributors-table {
border-collapse: separate;
border-spacing: 20px 8px;
}
.contributors-table td,
.contributors-table th {
border: none;
background: transparent;
text-align: center;
vertical-align: top;
}
.contributors-table img.contributor-photo {
width: 100px;
height: 100px;
object-fit: cover;
border-radius: 50%;
}
.contributors-table .contributor-name {
display: block;
margin-bottom: 4px;
font-weight: bold;
}
.contributors-table .contributor-socials img {
margin: 0 2px;
}
Nicolas-Loïc Fortin
Crédits
Montage par Intrasecure inc
Locaux réels par Intrasecure inc Teknik - Série l'IA dans les CtF - Team Québec - Parce que... c'est l'épisode 0x360!
2026-10-30 | 1h 7 mins.Parce que… c’est l’épisode 0x360!
Shameless plug
13 et 14 novembre 2026 -
Worldwide -
DEATHCon
16 au 19 novembre -
Rennes, France -
European Cyber Week 2026
25 et 26 février 2027 -
Québec, Canada -
SéQCure 2027
9 au 11 mars 2027 -
Lilles, France -
Forum INCYBER - Europe 2027
I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle
16 novembre 2026 -
Paris, France -
CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes
Boostsecurity - Dazio
5 novembre 2026 -
Montréal, Canada -
CISO Open Mic Montréal 2026
Description
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Un débat bien enflammé
Ce numéro spécial du Polysécure réunit Martin Dubé, Simon Nolet et Éric Gagnon autour d’un sujet que l’animateur juge litigieux, l’usage de l’intelligence artificielle dans les CTF. Les trois invités comptent une quinzaine d’années de pratique, ont déjà formé la même équipe et explorent l’IA dans ces compétitions depuis au moins un an. L’animateur promet d’ajouter une bûche dans le poêle si le feu manque.
L’apprentissage au cœur des enjeux
Éric pose la distinction qui structure l’épisode. Les CTF ont longtemps été son principal outil d’apprentissage, et il craint qu’un agent totalement autonome n’enlève ce volet. Se péter la face des heures sur un challenge ancre la solution en mémoire comme aucune réponse instantanée ne le fera. Maîtriser l’orchestration des agents reste toutefois une compétence à développer, admet-il. Simon nuance, on peut encore apprendre avec un agent, en lui posant des questions comme un game master d’escape room qui donne des indices. L’apprentissage demeure possible, mais il faut désormais le vouloir.
Gagner ne veut plus dire la même chose
Martin se dit favorable à l’IA dans les CTF. Il raconte son parcours, d’un usage chaotique de Claude Code l’an dernier, où chaque script partait en vrille, jusqu’à une orchestration plus élégante inspirée des outils publiés par de grandes équipes sur GitHub. Le métier a changé, ce sont désormais des robots qui ont les mains sur le clavier. Gagner un CTF ne reflète donc plus la même compétence technique, et la corrélation entre les équipes gagnantes et l’élite du domaine s’effrite. Au NorthSec toutefois, l’IA réglait seule les défis les plus simples, mais la track Windows résistait et réclamait le cerveau des humains pour débloquer les agents.
Séparer les univers pour préserver l’équité
Simon juge injuste qu’une équipe assistée par IA récolte les mêmes prix qu’une équipe qui s’en passe. Le NorthSec a d’ailleurs publié ses règles pour 2027, qui séparent ceux qui brûlent des tokens et ceux qui visent les prix. Éric propose même de retirer le scoreboard du volet agentique pour supprimer l’ambition d’y gagner. Simon objecte que la compétition demeurera entre équipes agentiques, moins de tokens pour un même résultat, un harness supérieur restant une prouesse. Martin rêve d’une compétition de harnesses à armes égales, même modèle et même budget.
Tricherie et règles du jeu
La ligne est mince entre employer un chatbot comme assistant et laisser un agent résoudre les défis. Martin prédit une ère de camouflage où chacun jouera sa ligne. Simon rappelle que la tricherie existait avant l’IA, du vol de flags à l’externalisation d’un challenge vers un expert hors de l’équipe. Le NorthSec mise sur l’auto-déclaration, tandis que l’animateur note que faire la police reste désagréable pour les organisateurs, et que le système d’honneur montre ses limites quand un enjeu de compétition existe.
La motivation des challenge designers en berne
Un point sensible émerge, la motivation des créateurs de challenges qui voient leurs défis résolus en trente secondes par un agent. L’animateur décrit l’atmosphère gênante de la remise des prix au NorthSec, où la première équipe fut à peine applaudie, soupçons d’usage d’IA à l’appui. Martin adopte la position inverse, il irait jaser avec les gagnants pour comprendre leur orchestration, convaincu qu’une telle victoire n’est pas un hasard. Des idées circulent, prix de participation, MVP, ou un golden buzzer laissé à la discrétion du challenge designer.
Socialisation et accessibilité
Les agents ne libèrent pourtant pas de temps pour la bière, le NorthSec a observé l’inverse, des participants isolés dans leur bulle qui demandent de l’aide à la machine plutôt qu’aux coéquipiers. Simon admet avoir toutefois bien mangé, bu et comparé ses agents. Sur l’accessibilité, le niveau a grimpé depuis les premiers CTF, où il s’agissait d’apprendre Nmap. Éric conseille aux débutants un home lab et les conférences de sécurité, qui ont changé sa carrière. Martin mise sur la curiosité, entre ceux qui promptent sans comprendre et ceux qui font du patch diffing dès qu’une vulnérabilité PHP critique sort.
L’expertise humaine garde sa valeur
Les trois s’entendent, on ne sera pas remplacés. Martin rappelle qu’en environnement client sensible, la délicatesse exigée échappe encore aux agents. Éric compare aux années où certains roulaient des outils sans comprendre leurs guts, alors que ceux qui creusaient le code et les shellcodes se démarquaient. Simon insiste sur le jugement humain pour repérer ce qui est louche, une compétence née de l’expérience. Reste la question de la relève, comment apprendre à diriger un agent quand on n’a jamais vécu la douleur d’avoir appris les commandes par cœur.
Réinventer les formats
Simon a tenté de faire hacker un agent par un autre via prompt injection, sans grand succès, et doute qu’on sache concevoir des défis simples pour un humain et ardus pour une machine. Martin imagine des tracks de red team où la discrétion et les alertes comptent. Simon propose un red versus blue où chaque équipe protège son infrastructure et attaque celle de l’autre. Éric est all-in pour un CTF dédié au jeu agentique. L’animateur cite le Stick et son jury de write-ups, tandis que Simon rappelle le Missing Persons CTF, où l’OSint servait à retrouver des personnes disparues.
Trois stratégies pour le prochain Hackfest
Simon développe une plateforme de collaboration entre humains et agents, avec suivi des challenges, gestion des accès restreints et agents spécialisés aux permissions limitées, un agent QA qui lit sans écrire. Martin a bâti un environnement on-prem autour d’un modèle Qwen maison aux tokens quasi illimités, qui orchestre et appelle Claude au besoin, avec des skills préfabriqués et des images Docker d’outils préinstallés, entraîné sur Hack The Box. Éric restera en mode casual, accompagné d’un Claude, visant des tracks hors de sa zone de confort, et la socialisation autour des tables. L’animateur propose un micro-épisode après le Hackfest, l’un des événements les plus préparés de 2026 à cette réalité.
Contributeurs
.contributors-table {
border-collapse: separate;
border-spacing: 20px 8px;
}
.contributors-table td,
.contributors-table th {
border: none;
background: transparent;
text-align: center;
vertical-align: top;
}
.contributors-table img.contributor-photo {
width: 100px;
height: 100px;
object-fit: cover;
border-radius: 50%;
}
.contributors-table .contributor-name {
display: block;
margin-bottom: 4px;
font-weight: bold;
}
.contributors-table .contributor-socials img {
margin: 0 2px;
}
Nicolas-Loïc Fortin
Simon Nolet
Éric Gagnon
Martin Dubé
Crédits
Montage par Intrasecure inc
Locaux virtuels par Riverside.fmTeknik - Série l'IA dans les CtF - Intérêt en danger - Parce que... c'est l'épisode 0x35F!
2026-10-29 | 23 mins.Parce que… c’est l’épisode 0x35F!
Shameless plug
13 et 14 novembre 2026 -
Worldwide -
DEATHCon
16 au 19 novembre -
Rennes, France -
European Cyber Week 2026
25 et 26 février 2027 -
Québec, Canada -
SéQCure 2027
9 au 11 mars 2027 -
Lilles, France -
Forum INCYBER - Europe 2027
I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle
16 novembre 2026 -
Paris, France -
CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes
Boostsecurity - Dazio
5 novembre 2026 -
Montréal, Canada -
CISO Open Mic Montréal 2026
Description
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Le parcours d’un participant qui décroche
Dans cet épisode spécial de Polysécure, l’animateur reçoit Mathéo Vergnolle, expert en cybersécurité chez Synactive, spécialisé en rétro-ingénierie et en recherche de vulnérabilités bas niveau. Ancien membre de l’équipe de France au Challenge européen de cybersécurité, il revient sur la transformation des CTF sous l’effet de l’intelligence artificielle et explique pourquoi il a presque totalement décroché de ces compétitions.
Un moment de bascule au BRES CTF
Son dernier CTF, le BRES CTF à Rennes, autorisait l’IA. Son équipe avait choisi d’y jouer sans intelligence artificielle, par goût de l’apprentissage, mais sans aucune chance de gagner. Les gagnants eux-mêmes n’ont « pas appris grand-chose ce jour-là ». Cette expérience marque, selon lui, la fin de sa motivation pour les CTF classiques.
Quelques semaines plus tôt, le Challenge français de cybersécurité avait interdit l’usage agentique des LLM tout en tolérant leur emploi comme moteur de recherche avancé ou pour la documentation. Les organisateurs ont passé un temps considérable à démasquer des tricheurs souvent de mauvaise foi, mais l’expérience demeurait intéressante pour les joueurs.
La lente intrusion des LLM dans les compétitions
Mathéo retrace l’évolution observée. Les LLM constituaient d’abord un outil modeste, une recherche Google un peu plus efficace. Au Challenge européen de 2024, ils apportaient encore une aide limitée. En 2025, en Pologne, la bascule fut radicale, puisque plus de la moitié des challenges se résolvaient sans intervention humaine et sans règlement pour l’interdire. Devant des épreuves qu’il savait pouvoir déléguer à une machine, il n’y retrouvait plus le sentiment de satisfaction et de réussite. Il a donc décidé d’abandonner complètement les LLM, y compris pour la recherche documentaire, afin de continuer à apprendre dans son métier comme dans ses loisirs.
Compétition et apprentissage désormais dissociés
Pour Mathéo, les CTF comportaient deux aspects qui se mariaient harmonieusement, l’aspect compétitif et l’aspect apprentissage. Ces deux dimensions sont aujourd’hui complètement séparées. On participe soit pour gagner, soit pour apprendre, rarement pour les deux à la fois. S’engager dans une compétition où l’on sait d’avance que l’on perdra n’a rien de motivant.
Beaucoup de membres de la communauté sont dérangés par les LLM ou préfèrent s’en passer. Les équipes qui gagnent les CTF autorisés ne trichent pas forcément, puisqu’elles respectent les règles. Ces étudiants subissent une pression implicite ou explicite de leur école, qui communique sur leurs résultats et finance leurs déplacements. On évalue ainsi le résultat plutôt que la compétence réelle, même si Mathéo reconnaît un vrai talent dans la configuration des agents.
Des organisateurs en quête de résistance à l’IA
La question des formats viables nourrit de nombreuses discussions. Un blog post de Lolo Le Kik décrivait une méthodologie pour créer des challenges résistants à l’IA, par exemple en insérant du lore trompeur évoquant des injections SQL alors que le sujet réel est tout autre. Le joueur comprend l’astuce, le LLM part sur une fausse piste. Ces tentatives vieillissent vite, car les modèles progressent sans cesse.
La surveillance en présentiel demeure envisageable mais intrusive. Le récent Challenge européen de cybersécurité, malgré l’interdiction des LLM, a connu plusieurs triches avérées. Interdire totalement internet paraît irréaliste, les CTF nécessitant des recherches en ligne, et les joueurs de cybersécurité aiment contourner les règles.
À HexaCon, la conférence organisée par Synactive, un CTF speedrun a bien fonctionné. Des challenges simples, résolubles en quelques minutes, se sont joués en duel devant un public, écrans projetés en direct, IA interdite, ce qui rend toute tricherie immédiatement visible. Mathéo évoque enfin l’idée de remplacer les petits challenges isolés par un jeu multijoueur dont l’objectif serait de créer des modes ou des cheats, un format créatif mais où l’IA resterait avantageuse.
Retrouver du plaisir hors compétition
Les CTF non compétitifs conservent tout leur intérêt à ses yeux. Il prévoit de participer à celui de la GRHAC, annoncé sans classement, chacun progressant pour découvrir et apprendre à son rythme. Il apprécie également Acropole, la plateforme du France Cyber Security Challenge, où les profils sont privés et où l’on n’affronte que soi-même.
Des enjeux sérieux pour le recrutement
Mathéo craint de lourdes pertes pour le recrutement. Les ressources humaines des entreprises de cybersécurité auront de plus en plus de mal à distinguer les profils. Chez Synactive, un challenge est proposé dans les premières phases de recrutement, et certains candidats y recourent à l’IA avant d’échouer aux questions posées en salle technique, de sorte que tout le monde perd du temps sans rien apprendre.
Les CTF ont été le moteur de sa carrière. C’est par eux qu’il a découvert la cybersécurité, orienté ses études et obtenu son poste en mettant en avant ses résultats. Au BRES CTF, le concepteur des challenges qu’il avait appréciés est venu le rencontrer, et Synactive a recruté ce concepteur plutôt qu’un joueur. Concevoir de bons challenges devient ainsi plus visible que d’y participer. Mais les concepteurs se démobilisent, sachant que les participants lanceront Claude ou un autre agent sans même examiner leur travail.
Des pistes pour l’avenir
Les formats à deux podiums, l’un avec IA autorisée, l’autre sans IA et généralement sans récompenses pour éviter la triche, lui semblent une bonne manière de conserver de l’adrénaline dans des conditions justes. La journée déconnectée du récent Challenge européen a également été appréciée des joueurs.
Désormais, sur son temps libre, Mathéo préfère les projets personnels, comme la rétro-ingénierie de jeux vidéo ou l’apprentissage de nouvelles technologies, à son rythme, sans rien avoir à prouver à personne. Il rappelle enfin que c’est en progressant sur Root Me qu’il a pris goût à ce domaine, et s’inquiète qu’un débutant se contente de cliquer et de lancer un agent, sans retrouver les motivations d’antan.
Notes
Hexacon
Contributeurs
.contributors-table {
border-collapse: separate;
border-spacing: 20px 8px;
}
.contributors-table td,
.contributors-table th {
border: none;
background: transparent;
text-align: center;
vertical-align: top;
}
.contributors-table img.contributor-photo {
width: 100px;
height: 100px;
object-fit: cover;
border-radius: 50%;
}
.contributors-table .contributor-name {
display: block;
margin-bottom: 4px;
font-weight: bold;
}
.contributors-table .contributor-socials img {
margin: 0 2px;
}
Nicolas-Loïc Fortin
Mathéo Vergnolle
Crédits
Montage par Intrasecure inc
Locaux virtuels par Riverside.fmTeknik - Dazio ou comment protéger le poste d'un développeur - Parce que... c'est l'épisode 0x35E!
2026-10-28 | 28 mins.Parce que… c’est l’épisode 0x35E!
Shameless plug
13 et 14 novembre 2026 -
Worldwide -
DEATHCon
16 au 19 novembre -
Rennes, France -
European Cyber Week 2026
25 et 26 février 2027 -
Québec, Canada -
SéQCure 2027
9 au 11 mars 2027 -
Lilles, France -
Forum INCYBER - Europe 2027
I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle
16 novembre 2026 -
Paris, France -
CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes
Boostsecurity - Dazio
5 novembre 2026 -
Montréal, Canada -
CISO Open Mic Montréal 2026
Description
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Une genèse ancrée dans le quotidien des développeurs
Dans cet épisode de Polysécure, l’animateur accueille Alexis-Maurer Fortin, développeur chez Boost, pour présenter Dazzio, un outil dédié à la sécurité des postes de développeurs, lancé officiellement depuis quelques semaines. Le projet découle du produit commercial Developer Endpoint Protection et du projet open source Bagel, qui révélait les secrets présents sur les machines. Convaincus que les développeurs sont devenus des cibles privilégiées des attaques de chaîne d’approvisionnement, et jugeant les solutions du marché fragmentaires, l’équipe a voulu rassembler ces capacités dans une solution unique et simple d’utilisation.
Un premier scan puis une protection continue
L’outil analyse d’abord le portable du développeur pour recenser les packages installés via NPM ou PyPI, les extensions d’IDE comme VS Code, les skills, les serveurs MCP configurés ainsi que les configurations des gestionnaires de packages, offrant une vision globale de l’exposition de la machine. En cas de campagne d’attaque, un développeur peut installer l’outil et obtenir immédiatement un portrait de sa posture, la présence éventuelle de malware et des pistes de remédiation.
Dazzio propose ensuite un mode protection roulant en arrière-plan sous forme de daemon, avec une attention particulière aux ressources, les développeurs détestant les outils qui ralentissent leur machine. Des scans périodiques repèrent les packages nouvellement installés ou désinstallés, tandis qu’un flux propriétaire de malware, rapidement mis à jour, permet une détection en temps presque réel.
Le mode safe package pour bloquer le malware
La fonctionnalité la plus importante selon Alexis demeure le mode safe package. L’outil instrumente les configurations des gestionnaires de packages connus, un peu comme le ferait une librairie interne d’entreprise, afin que les requêtes transitent par le daemon avant d’atteindre NPM ou PyPI. Elles passent par un socket local, filtrées surtout pour les installations, le reste étant laissé passer. Deux variantes existent. Le mode audit avise l’usager en temps réel lorsqu’un package malveillant vient d’être installé. Le mode bloquant, lui, empêche l’installation dès qu’une correspondance est établie avec la base de données de malware. Bloquer avant l’exécution est essentiel, car une détection après coup laisse craindre que le code malveillant ait déjà été exécuté. L’outil aide aussi à la remédiation en identifiant les services, comme GitHub ou d’autres SaaS, auxquels les secrets exposés donnent accès.
Des signatures issues de partenariats
Pour alimenter ses détections, l’équipe a conclu un partenariat avec Open Source Malware, un site spécialisé dans la détection de campagnes actives, qui fournit des données sur les menaces en cours. L’outil s’appuie aussi sur OSV, un consortium qui agrège les vulnérabilités touchant les packages et les librairies de code. Boost demeure une très petite équipe, d’où l’importance de ce partenaire.
Une détection ciblée des secrets
La détection de secrets reprend la logique de Bagel. Plutôt que de parcourir tout le répertoire personnel, l’outil se concentre sur les endroits où les développeurs laissent habituellement des secrets, soit les entrepôts Git, les fichiers de configuration d’environnement, l’historique Bash où ils sont souvent collés, et les conversations d’agents IA comme Claude Code. Le tout repose sur des expressions régulières couvrant les principaux types de secrets. En mode protection, Dazzio surveille ces fichiers afin de suivre leur évolution, surtout l’ajout de nouveaux éléments.
Les agents IA, accélérateurs du risque
Alexis souligne que les développeurs consomment constamment de nouvelles librairies, un environnement dynamique que les attaquants ont bien compris et que l’IA décuple. Les agents comme Claude Code ou Codex utilisent les mêmes gestionnaires de packages et en installent parfois sans demande explicite. Puisque leurs configurations sont interceptées, tout passe par Dazzio, qui peut bloquer une installation malveillante. Cette visibilité automatisée est devenue nécessaire dans un contexte où tout va très vite.
Une télémétrie minimale par respect de la vie privée
L’équipe tient à protéger la vie privée des usagers. L’analytique se limite à vérifier le bon fonctionnement de l’outil, comme le nombre de packages par écosystème et les erreurs d’exécution. Ni chemins de fichiers, ni types de secrets, ni données associables à une personne ne sont collectés. Seuls les malwares détectés, de manière anonymisée, sont remontés afin de mesurer l’impact des campagnes. Un mode hors ligne est disponible, l’analytique pouvant être désactivée, et un courriel n’est demandé que pour le premier scan et la protection continue.
Installation, plateformes et mises à jour
Le produit supportait initialement macOS et Linux, et le support Windows a été ajouté la semaine précédant l’enregistrement, incluant WSL, ce qui permet d’analyser l’environnement Linux d’une machine Windows. L’installation passe par un dépôt GitHub et un site de documentation. Sur macOS, Homebrew est fortement recommandé grâce au tap de l’entreprise. Sur Linux, Homebrew fonctionne aussi, sinon un script permet de récupérer les binaires publics. Windows dispose également d’un script et la disponibilité via Winget est envisagée. L’outil avise l’usager lorsqu’une nouvelle version est disponible.
Vers un public plus large que les développeurs
Alexis souhaite rendre l’outil plus accessible aux gens non techniques, car de plus en plus de personnes en marketing ou en RH utilisent des agents IA qui génèrent et exécutent du code, une tendance qui inquiète des clients. Dans les prochains mois, l’équipe vise une expérience inspirée de Docker Desktop, où le CLI demeure l’angle privilégié mais une application GUI pourrait offrir de l’information, des alertes en temps réel et des conseils de protection. L’animateur compare ces nouveaux usagers à des gens manipulant des armes chargées sans en comprendre les conséquences. Alexis rappelle que la sécurité du développement logiciel manque déjà à la formation des professionnels et que faire aveuglément confiance aux agents est dangereux. Il faudra toujours encadrer les agents et les confiner, les événements récents ayant montré les risques lorsqu’ils ne sont pas correctement contraints.
Notes
Dazio
Contributeurs
.contributors-table {
border-collapse: separate;
border-spacing: 20px 8px;
}
.contributors-table td,
.contributors-table th {
border: none;
background: transparent;
text-align: center;
vertical-align: top;
}
.contributors-table img.contributor-photo {
width: 100px;
height: 100px;
object-fit: cover;
border-radius: 50%;
}
.contributors-table .contributor-name {
display: block;
margin-bottom: 4px;
font-weight: bold;
}
.contributors-table .contributor-socials img {
margin: 0 2px;
}
Nicolas-Loïc Fortin
Alexis-Maurer Fortin
Crédits
Montage par Intrasecure inc
Locaux réels par BoosecurityYandex ou pas Yandex, là est la question selon Cyber Citoyen et Polysécure - Parce que... c'est l'épisode 0x35D!
2026-10-27 | 1hParce que… c’est l’épisode 0x35D!
Shameless plug
13 et 14 novembre 2026 -
Worldwide -
DEATHCon
16 au 19 novembre -
Rennes, France -
European Cyber Week 2026
25 et 26 février 2027 -
Québec, Canada -
SéQCure 2027
9 au 11 mars 2027 -
Lilles, France -
Forum INCYBER - Europe 2027
I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle
16 novembre 2026 -
Paris, France -
CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes
Boostsecurity - Dazio
5 novembre 2026 -
Montréal, Canada -
CISO Open Mic Montréal 2026
Description
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Une attaque contre les centres de données russes
Pour cette 21e collaboration, l’équipe revient d’abord sur l’attaque ukrainienne contre trois centres de données russes, dont ceux de Yandex, le géant numérique du pays. L’événement a fait couler beaucoup d’encre, la blogosphère affirmant que la paix s’était soudainement installée en ligne et que les commentaires toxiques attribuables aux bots russes avaient disparu. Nicolas explique que Cloudflare a observé une baisse marquée du trafic provenant des centres touchés, mais que ce calme n’a duré qu’environ 48 heures. Les groupes derrière la désinformation se sont déplacés vers d’autres centres russes, une migration confirmée par le suivi des empreintes numériques des certificats TLS. Cette fluidité révèle un écosystème russe remarquablement résilient, probablement facilité par l’État, dont les capacités de relance dépassent ce qu’on observe en Occident. Samuel Harper nuance le récit en rappelant que Cloudflare n’a pas constaté de baisse du trafic des réseaux sociaux en provenance de Russie, et que les faux comptes de Twitter et Facebook résident sur les serveurs de ces mêmes plateformes, ce qui rend la logique douteuse. Ce qui a réellement chuté, ce sont les activités automatisées malicieuses, comme le balayage de plugins WordPress à la recherche de failles. L’impact réel pour les citoyens russes est toutefois considérable, notamment pour les paiements, Yandex Pay occupant une place comparable à celle d’Interac au Canada, ainsi que pour les PME hébergeant leurs services sur ces centres, sans oublier un centre de données de VKontakte, le Facebook russe.
Des centres de données devenus des cibles stratégiques
Pour les animateurs, cette attaque illustre un déplacement de la guerre vers les infrastructures physiques du numérique, tout comme les câbles sous-marins régulièrement endommagés ou la frappe contre un centre de données d’AWS en Arabie saoudite. La guerre numérique ne se déroule donc pas dans le numérique, mais dans le monde réel. La discussion aborde aussi la souveraineté numérique russe, le Runet, qui interdit les sauvegardes à l’étranger, alors que l’attaque constituait une riposte à un tir russe sur un centre ukrainien dont les données étaient répliquées en Europe.
Un récit à saveur propagandiste
Catherine Dupont-Gagnon questionne l’origine du récit voulant que l’attaque ait fait chuter l’activité des bots et les messages antisémites, un récit lancé par le Premier ministre israélien et amplifié par Zelensky, possiblement pour justifier la poursuite des frappes. Samuel y voit le confort de croire que la Russie tire les ficelles de la polarisation depuis 2016, alors que les gens sont parfaitement capables d’être polarisés sans bots et qu’il est plus simple de blâmer l’extérieur que de reconnaître des problèmes structurels. Nicolas souligne pour sa part le manque de rigueur des plateformes face à la toxicité, l’arrivée d’une étiquette sur Instagram pour signaler les profils générés par l’IA et le bannissement d’environ 12 000 robots sur X après les faits.
Le démantèlement d’Autistici Inventati
Samuel présente ensuite le sort d’Autistici Inventati, un collectif d’activistes italien né en 2001 dans la foulée du sommet du G8 à Gênes. Le groupe avait collaboré avec Indymedia, un réseau de médias indépendants couvrant les manifestations altermondialistes, dont l’équivalent québécois fut le Centre des médias alternatifs du Québec. Vers 2005, le collectif a lancé noblogs.org, une plateforme d’hébergement comparable à WordPress utilisée par des groupes de gauche, anarchistes et antifascistes, en plus d’offrir des courriels chiffrés et divers services gratuits depuis plus de vingt ans. À la fin août, l’administration Trump a inscrit le collectif sur sa liste de terroristes mondiaux désignés, la même que la Cour pénale internationale et la rapporteuse de l’ONU sur Gaza. Les effets ont été immédiats. PayPal a fermé leur compte en quelques heures, leur banque italienne a gelé leurs avoirs, et le Public Interest Registry, qui gère le domaine .org, a rendu leur adresse inaccessible. Un serveur hébergé aux Pays-Bas a ensuite été saisi par les autorités néerlandaises, imagé puis transmis aux États-Unis. Plutôt que de contester et de risquer d’exposer leurs usagers, les membres ont choisi de démonter eux-mêmes leur infrastructure. Samuel dénonce l’hypocrisie de géants protégés par l’article 230, qui les déresponsabilise des contenus hébergés, tandis qu’une infrastructure alternative militante est effacée dans un internet qui rétrécit.
Un terrorisme aux contours élastiques
Les échanges s’attardent sur l’usage politique de l’étiquette terroriste. Pour Nicolas, le terrorisme vise à créer une terreur collective, ce qui ne correspond ni aux groupes s’opposant à l’ICE ni au mouvement Stop Cop City à Atlanta, alors que le 11 septembre demeure l’exemple canonique. Catherine mentionne Jane’s Revenge, un groupe féministe radical qui applique aux centres anti-avortement les tactiques que ces derniers utilisent contre les cliniques, soulevant une question de deux poids deux mesures. La discussion glisse vers la répression des lycéens français, dont les demandes demeurent modestes, soit l’air climatisé, le chauffage et plus d’enseignants, pendant que l’État a fait apparaître 3 000 professeurs du jour au lendemain.
Jardins fermés et richesse fictive
Nicolas déplore la disparition des infrastructures alternatives et l’acceptation des jardins fermés, alors qu’internet est né d’une volonté de décentralisation face à la guerre froide. La conversation s’oriente ensuite vers la concentration de la richesse, jugée supérieure à celle de la France prérévolutionnaire. Nicolas détaille la mécanique de Musk, qui vit de prêts adossés à des valeurs boursières fictives sans payer d’impôt, et pour qui l’intégration de xAI dans SpaceX vise à rendre l’ensemble too big to fail, au risque que les contribuables américains financent l’échec. Le Canada n’est pas épargné par cette exposition via les paniers d’ETF, même si les animateurs le décrivent comme un pays de ressources avantageux, entre potasse, blé et minéraux critiques, quitte à devoir se réarmer face à un voisin imprévisible. La fin de l’épisode s’intéresse aux guerres de l’eau à venir, à la vulnérabilité des nappes phréatiques américaines et au renommage suspect de certains lacs, puis se conclut par des recommandations de lectures dystopiques, dont The Water Knife de Paolo Bacigalupi ainsi que The Ministry of the Future, alors que le dernier grand effort collectif de l’humanité demeure la réparation de la couche d’ozone.
Contributeurs
.contributors-table {
border-collapse: separate;
border-spacing: 20px 8px;
}
.contributors-table td,
.contributors-table th {
border: none;
background: transparent;
text-align: center;
vertical-align: top;
}
.contributors-table img.contributor-photo {
width: 100px;
height: 100px;
object-fit: cover;
border-radius: 50%;
}
.contributors-table .contributor-name {
display: block;
margin-bottom: 4px;
font-weight: bold;
}
.contributors-table .contributor-socials img {
margin: 0 2px;
}
Nicolas-Loïc Fortin
Catherine Dupont-Gagnon
Samuel Harper
Crédits
Montage par Intrasecure inc
Locaux virtuels par Riverside.fm
More Technology podcasts
Trending Technology podcasts
About PolySécure Podcast
Podcast francophone sur la cybersécurité. Pour professionels et curieux.
Podcast websiteListen to PolySécure Podcast, American Alchemy with Jesse Michels and many other podcasts from around the world with the radio.net app

Get the free radio.net app
- Stations and podcasts to bookmark
- Stream via Wi-Fi or Bluetooth
- Supports Carplay & Android Auto
- Many other app features
Get the free radio.net app
- Stations and podcasts to bookmark
- Stream via Wi-Fi or Bluetooth
- Supports Carplay & Android Auto
- Many other app features


PolySécure Podcast
Scan code,
download the app,
start listening.
download the app,
start listening.
PolySécure Podcast: Podcasts in Family

























