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Nicolas-Loïc Fortin et tous les collaborateurs
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  • PolySécure Podcast

    Spécial - RETEX conférence S3NS 2026 aka part 2 - Parce que... c'est l'épisode 0x2F5!

    2026-05-07 | 23 mins.
    Parce que… c’est l’épisode 0x2F5!

    Shameless plug

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    24 et 25 juin 2026 - Troopers

    26 et 27 juin 2026 - leHACK

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026

    24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027

    Description

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Nicolas Bédard

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux réels par Nicolas Bédard
  • PolySécure Podcast

    Spécial - Vraust.ai ou comment protéger les personnes vulnérables de la fraude (Propolys) - Parce que... c'est l'épisode 0x2F4!

    2026-05-06 | 31 mins.
    Parce que… c’est l’épisode 0x2F4!

    Shameless plug

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    24 et 25 juin 2026 - Troopers

    26 et 27 juin 2026 - leHACK

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026

    24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027

    Description

    Présentation de l’invité et de la plateforme

    Dans cet épisode spécial enregistré dans le cadre de la cohorte Propolys, Nicolas reçoit Elnathan Tiokou, fondateur et CEO de Vraust.ai (vraust.ai). Cette startup québécoise se spécialise dans la prévention des arnaques (scams) en temps réel, ciblant principalement les citoyens canadiens les plus vulnérables. Elnathan présente sa plateforme comme un outil capable d’évaluer en quelques secondes si un site web, un courriel ou une conversation téléphonique présente des signes de fraude, en retournant un score de risque accompagné de recommandations concrètes.

    Comment fonctionne la fraude aujourd’hui

    Elnathan rappelle que la grande majorité des fraudes modernes repose sur le social engineering, c’est-à-dire la manipulation psychologique des victimes. Il illustre le propos avec un exemple parlant : un parent âgé qui tombe sur une fausse plateforme d’investissement et qui, faute de pouvoir rejoindre un proche plus averti, n’a aucun moyen de vérifier la légitimité du site.

    L’intelligence artificielle a considérablement amplifié la menace. Les fraudeurs peuvent désormais cibler des dizaines de milliers de personnes simultanément, avec des messages rédigés dans un français impeccable, rendant la détection humaine de plus en plus difficile. Même des professionnels en cybersécurité peuvent se faire piéger, comme Nicolas l’admet lui-même au fil de l’échange.

    Les axes d’analyse de Vraust.ai

    La plateforme s’appuie sur trois grandes familles d’analyse :


    L’analyse textuelle : courriels, sites web, messages de romance scam sur les réseaux sociaux. La plateforme effectue une analyse sémantique et sentimentale du contenu pour détecter les tentatives de manipulation.




    L’analyse vocale : les arnaques par appel téléphonique ou en vidéoconférence (Zoom, Teams) sont également couvertes. L’outil repère des signaux comme l’urgence dans le ton, les silences inhabituels ou les incohérences dans le discours.




    L’analyse technique : vérification de l’adresse IP, localisation du domaine, et autres indicateurs classiques en cybersécurité qui permettent de tracer l’origine d’une tentative de fraude.



    Ces trois couches alimentent un score de risque global, accompagné d’une catégorisation du type d’arnaque détecté (job scam, romance scam, fraude bancaire, etc.) et d’un lien vers des ressources gouvernementales présentant des situations similaires déjà documentées.

    La cible : les personnes vulnérables, pas les convaincus

    Elnathan soulève une statistique frappante : 78 % des adultes canadiens se disent confiants dans leur capacité à détecter une fraude, alors que 23 % d’entre eux continuent pourtant d’en être victimes. Cette fausse assurance crée un angle mort dangereux : plus on se croit invulnérable, plus on baisse sa garde.

    Plutôt que de dépenser énergie et capital à convaincre cette majorité confiante, Vraust.ai concentre ses efforts sur les segments les plus exposés : les personnes âgées, d’une part, et les jeunes de 13 à 18 ans, d’autre part — ces derniers représentant 25 à 27 % des victimes de fraude, un chiffre souvent méconnu. La stratégie commerciale repose sur un forfait familial : un adulte inscrit peut y intégrer ses parents et ses enfants, ces derniers ne pouvant rejoindre la plateforme qu’avec autorisation parentale.

    Une intégration pensée pour réduire la friction

    Actuellement, la plateforme fonctionne comme une interface conversationnelle en ligne — l’utilisateur y colle un texte suspect et reçoit une analyse instantanée. La prochaine étape, en cours de développement, est une application en arrière-plan (overlay) installée sur téléphone ou ordinateur. Celle-ci restera invisible dans l’usage quotidien et n’alertera l’utilisateur que lorsqu’une situation suspecte est détectée : un appel entrant frauduleux, un site web malveillant, etc.

    L’utilisateur garde le contrôle : il choisit quelles applications faire surveiller. La vie privée est au cœur de la conception — les données des utilisateurs ne sont pas stockées par défaut, et le modèle tourne en grande partie localement sur l’appareil.

    Simplifier le signalement aux autorités

    L’un des problèmes majeurs soulevés dans l’épisode est la barrière au signalement. Selon Elnathan, les 643 millions de dollars de pertes liées à la fraude rapportés l’an dernier au Canada ne représentent que 5 à 10 % des fraudes réelles — le reste n’étant jamais déclaré, souvent par honte, par découragement ou par manque de temps.

    Vraust.ai cherche à réduire ce processus à un seul clic : la plateforme structure automatiquement l’information (numéro du fraudeur, type d’arnaque, localisation potentielle) et la transmet aux autorités compétentes — en commençant par le Québec. Des échanges sont déjà en cours avec les autorités locales pour bâtir ce pipeline de signalement. Une fonction de rapport vocal est également prévue, permettant à une victime de simplement raconter son histoire à voix haute pour que la plateforme l’analyse et la transmette.

    En conclusion : la fraude se combat en communauté

    Elnathan conclut l’épisode par un appel au partage et à la déstigmatisation. Se faire arnaquer n’est ni une honte ni un signe d’ignorance — tout le monde peut en être victime. Il encourage chacun à reporter ses expériences, car chaque signalement alimente le modèle et protège les prochaines victimes potentielles. Nicolas renchérit : même les professionnels de la cybersécurité se font piéger, et 2026 s’annonce comme une année charnière dans la lutte contre la fraude numérique au Canada.

    Notes

    Vraust.ai

    Propolys

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Elnathan Tiokou

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux réels par Cyberconférence 2026
  • PolySécure Podcast

    Teknik - La place du tooling dans le threat intelligence (CTI) - Parce que... c'est l'épisode 0x2F3!

    2026-05-05 | 34 mins.
    Parce que… c’est l’épisode 0x2F3!

    Shameless plug

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    24 et 25 juin 2026 - Troopers

    26 et 27 juin 2026 - leHACK

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026

    24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027

    Description

    Présentation des invités

    Dans cet épisode technique de Polysécure, l’animateur reçoit deux analystes de l’équipe TDR (Threat Detection and Research) de Sekoya. Charles Meslay se spécialise en reverse engineering et en analyse de malware, tandis que Félix Aimé se concentre sur l’étude de campagnes liées à des États — cyberespionnage, sabotage — et joue un rôle central dans le développement d’outils internes pour mener les investigations. L’épisode prend appui sur un billet de blog récemment publié par l’équipe portant sur une campagne d’APT28, groupe étatique lié à la Russie, pour élargir la discussion à l’ensemble du tooling utilisé en CTI.

    Du reverse engineering manuel à l’automatisation

    Le point de départ concret est l’analyse d’un malware écrit en .NET, attribué à APT28 et découvert début 2025. Initialement, le travail reposait sur des outils classiques comme dnSpy : une interface graphique permettant de décompiler le code, de renommer les fonctions et de comprendre progressivement leur logique. Ce processus, bien que relativement accessible, est extrêmement chronophage — de une à trois semaines par binaire et par analyste.

    Avec l’émergence des LLM, Charles a d’abord commencé à copier-coller manuellement des portions de code dans ChatGPT pour accélérer l’analyse. Cette pratique l’a conduit à une idée d’automatisation : la création d’un serveur MCP (Model Context Protocol), un protocole permettant à un LLM d’interagir avec des outils externes via une interface de type API. Ce serveur, mis en open source, est en réalité une brique d’un outil plus large développé en interne : Sara.

    sarA : un orchestrateur d’analyse automatisée

    Sara est présentée comme le cœur de l’écosystème d’analyse de Sekoya. Son fonctionnement est le suivant : on lui soumet un fichier, le LLM identifie le type de fichier et sélectionne les outils adaptés — qu’il s’agisse de Ghidra, d’IDA Pro ou d’outils maison en ligne de commande — pour procéder à l’analyse. À l’issue du processus, Sara génère un rapport structuré comprenant la description du comportement du binaire, les différentes couches d’obfuscation détectées, des scripts de désobfuscation si nécessaire, et une liste explicite des angles morts de l’analyse, notamment en cas de limitations liées aux tokens ou au nombre de passes effectuées.

    Le gain est spectaculaire : le temps d’analyse est passé de plusieurs semaines à quelques minutes. Au-delà du gain de vitesse, Sara a également élargi le cercle des analystes capables de contribuer au reverse engineering, y compris ceux qui n’avaient pas de formation approfondie dans ce domaine. Les analystes spécialisés, comme Charles, continuent quant à eux à intervenir sur les cas complexes que l’outil ne résout pas seul.

    Un écosystème d’outils progressivement construit

    Félix retrace l’histoire du tooling interne, développé de façon itérative au fil des années. Au départ, l’équipe disposait d’un simple serveur de cache connecté à des API tierces comme VirusTotal, permettant de limiter la consommation de quotas. Ce serveur a ensuite été refondu pour gérer de manière transparente les clés d’API, simplifiant ainsi la vie des développeurs internes.

    L’équipe a ensuite créé un ensemble d’API maison pour automatiser des tâches courantes : requêtes DNS, récupération de plages d’IP sur des AS, etc. Ces briques ont permis de construire 150 transformes pour Maltego, un logiciel d’analyse permettant d’appliquer des micro-opérations sur des entités (adresses IP, noms de domaine, etc.) afin d’enrichir les investigations. Aujourd’hui, l’équipe envisage de migrer vers Flosint, une solution open source française au fonctionnement similaire.

    Pour le suivi dans le temps des infrastructures malveillantes, deux outils ont été développés. Tracker interroge des services comme Shodan, Censys ou VirusTotal avec des règles précises pour surveiller en quasi-temps réel des infrastructures ou des malwares. Irma, plus orientée vers le hunting, permet d’initier des investigations à partir d’heuristiques poussées — par exemple, détecter un nom de domaine enregistré chez un registraire douteux qui résout vers un routeur potentiellement compromis en France.

    L’ergonomie au cœur du développement

    Un principe philosophique fort ressort de l’échange : l’ergonomie prime sur la complexité technique. Félix insiste sur le fait que les outils en ligne de commande, aussi puissants soient-ils, finissent par être abandonnés si leur utilisation requiert de consulter le manuel à chaque fois. L’objectif est que l’intégralité des outils soit accessible depuis un navigateur web, via des sous-domaines dédiés, avec une interface de recherche permettant de trouver un outil par mot-clé (par exemple, taper « LLM » pour lister tous les outils liés à l’intelligence artificielle).

    Cette centralisation présente plusieurs avantages : harmonisation des dépendances, déploiement automatisé via des pipelines CI/CD, et adoption effective par l’ensemble de l’équipe. Comme le résument les deux invités, un outil que personne n’utilise ne vaut rien — peu importe ses capacités techniques.

    L’IA comme accélérateur transversal

    L’arrivée des LLM a transformé deux autres facettes du travail. D’abord, le prototypage : là où il fallait parfois des semaines pour valider une preuve de concept, quelques heures suffisent aujourd’hui pour déterminer si une idée mérite d’être poursuivie ou abandonnée.

    Ensuite, la capitalisation du renseignement. L’équipe ingère des rapports publics d’éditeurs tiers, les modélise au format STIX — un standard structuré d’objets liés (campagnes, groupes d’attaquants, indicateurs de compromission) — et enrichit sa base de connaissance. Ce travail, autrefois fastidieux et manuel, est aujourd’hui en grande partie automatisé grâce aux LLM, avec une revue humaine finale. L’analyste se retrouve alors libéré des tâches répétitives pour se concentrer sur ce qui reste hors de portée de l’IA : la création de règles YARA, le développement de trackers d’infrastructure, et l’identification de détails techniques fins qui nécessitent encore un vrai jus de cerveau.

    Conclusion

    Cet épisode offre un regard rare et concret sur le quotidien d’une équipe CTI de pointe. Entre automatisation intelligente, philosophie d’ergonomie et intégration progressive de l’IA, Charles et Félix décrivent un métier en pleine mutation — où l’analyste humain reste indispensable, mais se concentre désormais sur ce qu’il fait le mieux.

    Notes

    APT28, sarA Is watching you!

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Charles Meslay

    Félix Aimé

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux virtuels par Riverside.fm
  • PolySécure Podcast

    Actu - 3 mai 2026 (edition home sweet home) - Parce que... c'est l'épisode 0x2F2!

    2026-05-04 | 45 mins.
    Parce que… c’est l’épisode 0x2F2!

    Shameless plug

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    24 et 25 juin 2026 - Troopers

    26 et 27 juin 2026 - leHACK

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026

    24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027

    Notes

    IA ou Ghost in the shell

    Mythos ou Baba Yaga

    Mythos Changed the Math on Vulnerability Discovery. Most Teams Aren’t Ready for the Remediation Side

    AI digs up decades of code debt. Patch up.

    AI Finds 38 Security Flaws in OpenEMR

    What Anthropic’s Mythos Means for the Future of Cybersecurity

    Anthropic’s Mythos Has Landed: Here’s What Comes Next for Cyber

    OpenAI locks GPT-5.5-Cyber behind velvet rope

    Amid Mythos’ hyped cybersecurity prowess, researchers find GPT-5.5 is just as good

    Pentagon keeps Anthropic barred despite Mythos interest

    Pentagon reaches agreements with top AI companies, but not Anthropic




    Vibe to oblivion

    Claude-powered AI coding agent deletes entire company database in 9 seconds — backups zapped, after Cursor tool powered by Anthropic’s Claude goes rogue

    Vibe Coding Will Break Your Company




    AI threats in the wild: The current state of prompt injections on the web

    Anthropic’s definition of safety is too narrow

    Multiple OpenClaw Vulnerabilities Enables Policy Bypass and Host Override

    Who Owns the Code Claude Wrote?

    School-shooting lawsuits accuse OpenAI of hiding violent ChatGPT users

    Fooling large language models just keeps getting simpler

    Everyone’s building AI agents. Almost nobody’s ready for what they do to identity.

    Govern your bots carefully or chaos could ensue

    I can never talk to an AI anonymously again

    Anthropic Launches Claude Security in Public Beta for Enterprise Customers




    La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal!

    Chinese spy group caught lurking in Poland, Asia networks

    Cyber spies target Russian aviation firms to steal satellite and GPS data




    Souveraineté ou vive le numérique libre!

    Digital Sovereignty: Wire to Replace Signal as Standard in the Bundestag




    Privacy ou cachez ces informations que je ne saurais voir

    US tech embraces Sam Altman’s World iris-scan ID banned in places - Rest of World




    I am the law

    Age verification bazaar

    Meta found in breach of EU law for failing to keep children off platforms

    EU waves through age-check app to keep kids safe online

    Glenn Meder (@GlennMeder): “🧵 THREAD 1/ Online age verification is the hill to die on. Not a fight you can sit out. Not a battle you can skip. Not a policy you can afford to ignore while you focus on something else. This is it. This is the line. This is the infrastructure that enables every other piece of the digital control grid. If we lose this fight, we lose everything.”

    Age verification vendor Persona left frontend exposed, researchers say




    Greece to ban anonymity on social media

    Attempt to repeal Colorado’s right-to-repair law fails

    Congress will act against massive IP blockages

    Hadopi : le Conseil d’État éteint la riposte graduée après 17 ans

    Meta cuts contractors who reported seeing Ray-Ban Meta users have sex

    World’s Largest Digital Human Rights Conference Suddenly Canceled

    Congress punts FISA renewal to June

    Utah’s New Law Targeting VPNs Goes Into Effect Next Week




    Red ou tout ce qui est brisé

    Bad cyber, bad

    Cybersecurity professional getting more work and less pay

    Kevin Beaumont: “I’ve been feeling very bad abo…” - Cyberplace




    The woes of sanitizing SVGs

    Microsoft Patches Entra ID Role Flaw That Enabled Service Principal Takeover

    Don’t pay VECT a ransom - your big files are likely gone

    Kevin Beaumont: “Wiz got RCE on the cloud version of Github.com and access to every customer environment.” - Cyberplace

    Why a recent supply-chain attack singled out security firms Checkmarx and Bitwarden

    FBI links cybercriminals to sharp surge in cargo theft attacks

    French prosecutors link 15-year-old to gov mega-breach

    FBI: China’s hacker-for-hire ecosystem ‘out of control’

    The most severe Linux threat to surface in years catches the world flat-footed

    Trellix Confirms Source Code Breach With Unauthorized Repository Access




    Blue ou tout ce qui améliore notre posture

    ATT&CK v19: The Defense Evasion Split, ICS Sub-Techniques, New AI & Social Engineering Coverage, and Detection Strategies for Mobile

    [2604.26974] C8s: A Confidential Kubernetes Architecture

    Artemis II fault tolerance – A Learning a Day

    A Tool For Testing CANopen Networks




    Divers ou parce que j’ai aucune idée où les placer

    A Tractor From A Small Town Might Just Be The Catalyst For Ousting Machinery DRM




    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux réels par Intrasecure inc
  • PolySécure Podcast

    PME - Retour d'expérience sur la première cohorte du programme UQTR FORCE - Parce que... c'est l'épisode 0x2F1!

    2026-04-29 | 27 mins.
    Parce que… c’est l’épisode 0x2F1!

    Shameless plug

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    24 et 25 juin 2026 - Troopers

    26 et 27 juin 2026 - leHACK

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026

    24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027

    Description

    Un programme de cybersécurité taillé pour les PME québécoises

    Dans cet épisode du balado Polysécure, l’animateur Nicolas reçoit Gino Plourde et Dominic Villeneuve pour faire le bilan de la première cohorte du programme Quatre Force, une formation en cybersécurité conçue spécifiquement pour les techniciens et administrateurs des petites et moyennes entreprises (PME). Les résultats sont au-delà des attentes, et l’enthousiasme des deux créateurs est palpable tout au long de la conversation.

    Une première cohorte prometteuse

    La première cohorte s’est terminée le 27 février avec 11 participants provenant de six régions administratives différentes du Québec. La diversité des apprenants a été l’une des grandes surprises : on y retrouvait des gens issus de PME manufacturières, de firmes comptables et juridiques, de ministères gouvernementaux, ainsi que des propriétaires de petites entreprises en technologies de l’information. La cohorte s’est conclue par un rassemblement en présentiel où les attestations ont été remises dans une ambiance conviviale.

    La deuxième cohorte a démarré le 9 mars avec 10 participants, cette fois répartis dans encore plus de régions, incluant la Montérégie, la Vallée-de-l’Outaouais et même la Côte-Nord. Ce dernier participant, géographiquement isolé, a particulièrement apprécié le format asynchrone à distance, qui répond directement aux contraintes des régions éloignées. Fort de ce succès, Gino a ouvert les inscriptions pour une troisième cohorte dès le 13 mars, prévue pour le 14 septembre.

    Un contenu ancré dans la réalité des entreprises

    Le programme est structuré en six modules (du module 0 au module 5) sur une durée de 14 semaines, à raison d’environ 10 heures par semaine. Dominic souligne que dès le module zéro — le module de base théorique —, les participants réalisent à quel point leur entreprise est exposée. On y aborde la mentalité des pirates, la doctrine de guerre appliquée à la cybersécurité (notamment l’approche de Sun Tzu), ainsi qu’une introduction au cadre CVSS. Un exercice simple, comme demander un certificat SSL, suffit à illustrer concrètement comment des informations supposément privées deviennent publiquement accessibles.

    À partir du module 1, les apprenants passent à la pratique avec des laboratoires concrets. Un exemple marquant : les participants apprennent à exploiter la vulnérabilité Print Nightmare dans un environnement contrôlé. Ainsi, lorsqu’ils doivent convaincre leur direction de mettre à jour ou de retirer des serveurs obsolètes, ils peuvent démontrer en temps réel les risques encourus — un argument bien plus percutant qu’un rapport théorique.

    Le contenu a été délibérément épuré de tout ce qui n’est pas utile aux PME. Chaque heure de formation doit apporter une valeur directe à l’entreprise et à la personne. Les créateurs insistent : ce n’est pas un cours dilué ou facile à survoler comme on en trouve sur des plateformes généralistes. C’est exigeant, mais cette intensité est au service de l’intégration réelle des connaissances.

    Une formation qui évolue grâce aux retours des apprenants

    L’équipe a apporté plusieurs ajustements entre la première et la deuxième cohorte, tous basés sur les commentaires des participants. Une semaine supplémentaire a été accordée au module zéro, jugé trop dense à l’origine. Une semaine de relâche a également été introduite à mi-parcours, permettant aux apprenants légèrement en retard de se rattraper, et aux autres de laisser décanter la matière. Quelques laboratoires particulièrement ardus ont aussi été révisés pour mieux correspondre à des défis réalistes, sans sacrifier la rigueur du contenu.

    Dominic souligne avec humour qu’un laboratoire qu’il complétait lui-même en une heure pouvait prendre jusqu’à huit heures à un apprenant moins expérimenté — un signal clair qu’un ajustement s’imposait.

    Une communauté de pratique en pleine croissance

    Au-delà de la formation elle-même, Gino et Dominic ont mis sur pied un groupe privé sur Discord regroupant tous les diplômés des cohortes. Cet espace d’échange permet aux participants de partager des informations sur des attaques récentes, des patterns menaçants ou des solutions concrètes — sans honte ni jugement. Deux semaines après la fin de la première cohorte, un participant a signalé au groupe avoir été victime d’un cryptovirus, détaillant le vecteur d’attaque pour que tout le monde puisse s’en prémunir.

    Nicolas soulève un point important : cette communauté joue un rôle crucial parce qu’elle est accessible à des gens qui ne se sentent pas encore légitimes pour intégrer les grandes communautés de cybersécurité existantes. Les experts chevronnés peuvent être intimidants pour ceux qui commencent. Ce groupe offre un espace de progression à rythme raisonnable, avec des pairs au niveau comparable. Les échanges y sont aussi agnostiques par rapport aux fournisseurs, ce qui permet des discussions honnêtes sur les produits et solutions disponibles sur le marché.

    Une vision d’avenir pour le Québec et au-delà

    En conclusion, Gino et Dominic réaffirment leur ambition : voir ce programme contribuer concrètement à rendre les PME québécoises — et peut-être internationales — plus résilientes face aux cybermenaces. Les inscriptions pour la cohorte d’automne sont ouvertes, des subventions sont disponibles pour les PME et OBNL, et tout professionnel en TI qui souhaite approfondir ses compétences en cybersécurité sans nécessairement être un spécialiste de haut niveau est le bienvenu. La formation est conçue pour les jacks of all trades du numérique — y compris, soulignent-ils avec fierté, les femmes, encore trop peu représentées dans le domaine.

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Dominic Villeneuve

    Gino Plourde

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux virtuels par Riverside.fm

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