Martine Rioux estime que le système éducatif québécois peine à s’adapter aux transformations provoquées par le numérique et l’intelligence artificielle. Dans son livre Tisser, angles neufs sur l’éducation, elle plaide pour une reconnaissance plus large des différentes façons d’apprendre, à l’école comme à l’extérieur des parcours traditionnels. Selon elle, les compétences développées par les projets, l’engagement communautaire ou l’apprentissage autonome méritent davantage de reconnaissance. Elle voit également dans l’IA un outil pouvant favoriser la personnalisation des apprentissages, à condition qu’elle soit intégrée de façon réfléchie et équitable. Son appel s’adresse autant aux enseignants qu’aux organisations : avancer par petits pas, multiplier les expérimentations et construire une culture d’apprentissage continu mieux adaptée aux réalités du XXIe siècle.