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    S1E300: Bourse: à quoi s’attendre du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh?

    2026-05-15 | 5 mins.
    GESTIONNAIRES EN ACTION. Jerome Powell cède son siège de président de la Réserve fédérale américaine à Kevin Warsh. À quoi peut-on s’attendre du nouveau dirigeant?
    D’entrée de jeu, on peut d’abord rappeler que la présidence de Jerome Powell, amorcée en 2018, a été marquée par la pandémie et par la poussée inflationniste qui a suivi.
    Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100 estime que Jerome Powell a plutôt bien géré la crise de la pandémie de COVID-19.
    «La première partie, au niveau de la gestion de la crise de la COVID-19, est généralement perçue positivement. La Réserve fédérale (Fed) a agi rapidement dans l'incertitude. Je pense qu'on ne remet pas ça en question», dit-il.
    Toutefois, selon lui, la réaction de la Fed à la crise inflationniste qui a suivi la pandémie laisse place à plus de critiques. «La Réserve fédérale, à l'époque, prétendait que l'inflation allait être transitoire. Aujourd'hui, on voit que ce n'était pas le cas. Elle a tardé à réagir à la montée de l’inflation de l'inflation à la fin de la pandémie», juge-t-il.
    Marc L’Écuyer voit d’un bon œil le fait que Jerome Powell continue de siéger au conseil des gouverneurs de la Fed, ce qui assurera une certaine stabilité à la banque centrale américaine jusqu’à la fin de son mandat en 2028.

    Le début de l’ère Kevin Warsh
    Selon le gestionnaire de portefeuille, le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a quand même beaucoup d’expérience, puisqu’il était présent au sein de la banque centrale lors de la crise financière de 2008-2009.
    «À l’époque, il avait été très critique de la stratégie d'assouplissement quantitatif de la Fed, estimant que la banque centrale allait alors trop loin dans son implication sur les marchés financiers. Il aurait préféré que la Réserve fédérale s’en tienne à la gestion de la politique monétaire», raconte-t-il.
    Selon lui, on peut donc s’attendre à ce que la Fed réduise son rôle dans l’économie au cours des prochaines années.
    Le pion de Donald Trump?
    Marc L’Écuyer soutient que l’un des faits marquants de Kevin Warsh est qu’il a toujours défendu l'indépendance de la Réserve fédérale. «Bien que Donald Trump tente d’influencer les décisions de la Fed, on peut être positif quand on regarde ce qui a été dit par le nouveau dirigeant dans le passé», estime-t-il.
    Selon lui, les investisseurs devraient toutefois porter une attention particulière au changement de garde à la Fed, puisque la banque centrale américaine n’a pas réussi, depuis 2021, à ramener l’inflation à la cible de 2%, ce qui a pu miner sa crédibilité.
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    S1E299: Obligations : Alphabet fracasse un record au Canada

    2026-05-08 | 7 mins.
    GESTIONNAIRES EN ACTION. Il n’y a pas qu’en Bourse qu’Alphabet (GOOGL, 397,99$US) retient l’attention. La société mère de Google a aussi procédé à une émission record d’«obligations feuille d’érable» qui a suscité un grand intérêt au Canada.
    On donne en effet ce surnom aux émissions d’obligations de sociétés étrangères émises en dollars canadiens.
    Alphabet a procédé à une émission record totalisant 8,5 milliards de dollars (G$), mais elle aurait pu obtenir beaucoup plus, note Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret.
    «L’émission d’obligations d’Alphabet signifie que la construction de centres de données à grande échelle, qu'on appelle en anglais les ‘hyperscalers’, coûte très cher et que la société avait besoin de devises locales pour pouvoir réaliser des investissements au pays», dit-il, ajoutant que l’entreprise souhaitait au départ obtenir entre 3G$ et 5G$, mais qu’elle a augmenté la taille de l’émission après avoir constaté que les investisseurs canadiens souhaitaient en acheter pour environ 20G$.
    «Ça démontre que dans le marché des obligations de sociétés au Canada, la demande est beaucoup plus forte que l'offre. C'est-à-dire qu'il y a plus d'argent qui cherche à être investi que d'émetteurs qui cherchent à emprunter de l'argent», explique Vincent Fournier.
    Selon lui, les investisseurs qui achètent ces titres obligataires peuvent être à la recherche de rendements stables durant des périodes données, qui peuvent être de 5, 10, 20 ou 30 ans, afin d’appareiller des entrées de fonds avec des déboursés. C’est notamment le cas d’investisseurs institutionnels qui doivent gérer des fonds pour des groupes de retraités.
    Il souligne que, par exemple, la tranche d’obligations à échéance de 30 ans portera un taux d’intérêt de 110 points de base au-dessus de celui des obligations du gouvernement du Canada de même durée.
    «En ce moment, les obligations gouvernementales se portent un taux d’intérêt de 3,88%, alors si on y ajoute 110 points de base, on arrive à un taux complet sur les coupons de 4,98%», raconte-t-il.
    Vincent Fournier soutient que n’importe quel investisseur de détail peut acheter ces titres. Toutefois, il précise que ces derniers devront passer par le pupitre de négociation obligataire de leur maison de courtage.
    Il estime également que, dans un contexte de course aux investissements en intelligence artificielle, d’autres géants des technologies pourraient être tentés d’imiter Alphabet et d’émettre des titres obligataires en devise canadienne pour faciliter leurs investissements au pays.
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    S1E298: Bourse : pourquoi les taux d'intérêt des obligations 30 ans inquiètent

    2026-05-01 | 4 mins.
    GESTIONNAIRES EN ACTION. Les taux d’intérêt des bons du Trésor américains à échéance de 30 ans s’approchent de la barre psychologique de 5%, ce qui fait craindre un repli des marchés boursiers.
    Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD, soutient que plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation.
    «À 5%, les obligations deviennent une vraie alternative aux actions. Donc, à ce niveau, certains investisseurs vont vouloir réduire leur risque. Ça crée donc un déplacement des capitaux, car ils vendent des actions pour s'en aller vers les obligations», dit-elle.
    Un autre point plus technique fait aussi craindre un repli des marchés boursiers, puisque si le seuil psychologique des 5% est franchi, cela pourrait déclencher des rééquilibrages automatiques des portefeuilles et provoquer une certaine volatilité à court terme.
    «Ça a aussi un effet négatif sur les valorisations des entreprises. Une action, c'est la valeur en dollars d’aujourd'hui des profits futurs d'une entreprise. Quand les taux montent, ces profits sont actualisés à un taux plus élevé et valent donc moins cher en dollars d’aujourd’hui. Résultat, les investisseurs sont moins enclins à payer des ratios élevés pour se procurer des actions», raconte-t-elle.
    Elle précise également que la hausse des taux d’intérêt rend aussi les emprunts plus coûteux, ce qui peut limiter les investissements et la croissance des bénéfices.

    Des craintes justifiées?
    Selon Julie Hurtubise, les craintes des marchés financiers reflètent un environnement où l'inflation demeure un peu plus persistante, notamment avec la récente remontée du prix du pétrole, ce qui repousse les attentes des baisses de taux d’intérêt des banques centrales. «Quand on se retrouve avec des taux plus élevés plus longtemps, les marchés n'aiment pas ça», dit-elle.
    Toutefois, elle estime que la situation actuelle n’est pas un signal de crise, puisque les entreprises continuent de générer des profits. «Les entreprises continuent de générer des profits, et tant que la croissance économique se maintient, les entreprises peuvent absorber les taux plus élevés. Les craintes sont donc réelles, mais peut-être un peu amplifiées», raconte-t-elle.
    La conseillère en placements explique que les investisseurs boursiers ont divers moyens de protéger leur portefeuille lorsque les taux des obligations à long terme sont élevés.
    «Ils peuvent augmenter leur exposition aux obligations, puisque celles-ci offrent des rendements intéressants avec moins de volatilité. Pour ce qui est des actions, on peut se retourner vers des entreprises un peu plus stables avec des flux de trésorerie solides ou vers celles qui versent des dividendes», dit-elle.

    La Banque du Canada garde ses options ouvertes
    Cette semaine, la Banque du Canada qui a gardé son taux directeur à 2,25%. Selon Julie Hurtubise, l’important pour les investisseurs est de retenir que le gouverneur Tiff Macklem préfère jouer de prudence, étant donné le conflit qui perdure au Moyen-Orient.
    «L'inflation fondamentale (excluant les composantes plus volatiles, comme l’alimentation et l’énergie) s'est stabilisée légèrement au-dessus de la cible de 2%, ce qui est encourageant. Toutefois, l'inflation globale a récemment remonté, en grande partie à cause des prix de l'énergie, ce qui crée de l’incertitude. C'est exactement pour ça que la Banque du Canada a choisi de ne pas bouger ses taux pour l'instant», dit-elle.

    Du jamais vu depuis 1992 à la Réserve fédérale américaine
    De son côté, pour la dernière décision du président Jerome Powell, la Réserve fédérale américaine a aussi choisi de garder son taux directeur stable entre 3,5% et 3,75%.
    Il y a toutefois eu quatre dissensions après la publication de la décision, ce qui constitue une première depuis 1992.
    «C'est très révélateur. Ça démontre qu'il y a un peu plus d'incertitude quant à la direction future des taux et que le consensus au sein de la Fed est beaucoup plus fragile», soutient Julie Hurtubise.
    Selon elle, les dissensions sont le résultat de données économiques qui envoient des signaux mixtes.
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    S1E297: La Bourse fait un pied de nez au conflit en Iran

    2026-04-24 | 6 mins.
    GESTIONNAIRES EN ACTION. Les marchés boursiers sont revenus à des sommets historiques la semaine dernière, malgré le fait que le conflit en Iran soit encore loin d’être réglé.
    Si de nombreux investisseurs peuvent s’étonner d’une telle résilience des marchés boursiers, Sébastien Mc Mahon, stratège en chef et économiste sénior à iA Gestion mondiale d’actifs, n’est pas de ceux-là.
    «On ne parle pas seulement des marchés boursiers américains. Tous les marchés à travers le monde ont rebondi de façon assez importante. Comment on explique ça? C'est qu'on a un vent de dos macroéconomique assez fort qui souffle depuis 2025, porté par les banques centrales qui ont baissé leur taux directeur de façon synchronisée et assez forte», explique-t-il, précisant que la Banque du Canada a été au-devant de cette parade.
    «Quand on regarde les indicateurs économiques avancés, on voit encore des pistes d'accélération économique en 2026, malgré tout le bruit qu'on a qui vient du président Donald Trump, des politiques commerciales et du choc pétrolier qu'on a avec la situation en Iran», dit-il.
    Sébastien Mc Mahon soutient que la résilience des marchés boursiers est aussi portée par la capacité des entreprises à faire croître leurs bénéfices.
    Donc, c'est la résilience économique et la capacité des entreprises
    Que dit l’histoire?
    Si on remonte dans le temps, l’histoire montre, selon le stratège en chef, que la Bourse a été peu affectée par les grands conflits armés qui ont eu un aspect pétrolier.
    «Quand on recule jusqu'à la guerre du Golfe au début des années 1990, ce qu'on constate est que le choc pétrolier est de très courte durée. Même si la guerre s'éternise et est assez sévère, le prix du pétrole fait un bond avant de rapidement revenir à la normale lorsque le conflit prend fin», raconte-t-il.
    Il ajoute que le pire recul du S&P 500 lors de chacun des conflits depuis ce temps a été de 15%, mais qu’en moyenne, la baisse s’arrête entre 9% et 10%. «C'est ce qu'on a vécu depuis le début du conflit en Iran», dit-il.
    Selon lui, l'histoire indique que généralement, ces conflits internationaux sont de courte durée et génèrent des occasions d'achat en Bourse.
    «Les leçons à retenir de la résilience des marchés boursiers ces deux derniers mois, ce n’est rien de nouveau. Les investisseurs doivent conserver une stratégie à long terme et ne pas surréagir aux événements qui se produisent sur une base quotidienne», dit-il.
    Le stratège en chef répète que les bénéfices des entreprises ont une plus grande influence sur les tendances boursières que les conflits armés, tout comme l’évolution des politiques monétaires des banques centrales et la capacité des gouvernements à rembourser leur dette.
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    S1E296: Bourse : vers un scénario de stagflation aux États-Unis?

    2026-04-17 | 6 mins.
    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le président de la réserve fédérale de Chicago, Austan Goolsbee, a dévoilé cette semaine qu'il anticipait un scénario de stagflation aux États-Unis.
    Selon un tel scénario, l’inflation repartirait à la hausse et serait couplée avec un ralentissement économique.
    Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital, estime lui aussi que le scénario est probable, considérant que le conflit en Iran a fait bondir le prix du baril de pétrole.
    «D'un côté, on voit l'inflation incluant l'énergie monter quand même de manière significative. Toutefois, de l’autre côté, avoir un baril à 95 $US le baril fait progresser considérablement le prix à la pompe. Aux États-Unis, au lieu de faire le plein à 3$US le gallon, ils sont rendus à 5$US le gallon. Ça a un effet direct sur les dépenses discrétionnaires des ménages», explique-t-il.
    Selon lui, le scénario de stagflation peut encore être évité si les banquiers évaluent le risque d'inflation et celui d’un ralentissement économique dans leurs décisions. «Les banquiers centraux vont devoir regarder du côté de l’inflation en excluant l’énergie», dit-il.
    Quand on exclut le prix du baril du pétrole, de l'inflation, ça va vraiment être de ce côté-là que les banquiers centraux vont devoir regarder.

    Aplatissement de la courbe des taux
    Nicolas Vaugeois constate un aplatissement de la courbe des taux obligataires depuis le début de l’invasion israélo-américaine en Iran. Ce phénomène se produit lorsque l’écart se rétrécit entre les taux d’intérêt des obligations à court terme et celles dont les échéances sont à plus long terme.
    «Depuis la fin février, les taux d’intérêt des obligations à court terme ont grimpé davantage que pour celles à long terme. On l'a vu aux États-Unis, au Canada, en Angleterre et aussi et en Europe», affirme-t-il.

    Les différences entre 2022 et 2026
    Nicolas Vaugeois constate aussi de grandes différences entre la situation qui prévaut depuis le début de la guerre en Iran et celle qui sévit depuis 2022 depuis que la Russie a envahi l’Ukraine.
    «Ce qui est différent, c'est qu'en 2022, le monde sortait de la pandémie de COVID-19. À ce moment, il y avait beaucoup d'épargne excédentaire qui avait été accumulée. Après trois années de confinement, les ménages se sont donc mis à dépenser», raconte-t-il.
    Or, la situation est bien différente aujourd’hui, alors que les niveaux d’épargne sont revenus à des niveaux plus normaux et que le taux de chômage a recommencé à augmenter à travers le monde.
    «Aujourd’hui, on s'attend à ce que le prix de l'énergie ait un effet plus négatif sur la croissance économique qu’en 2022 quand le monde a recommencé, à vouloir revivre», dit-il.

    Pendant ce temps, au Canada
    Selon Nicolas Vaugeois, les anticipations au Canada pointent vers une pause prolongée des baisses de taux de la part de la Banque du Canada, puisque cette dernière a été plus agressive à ce chapitre que la Réserve fédérale américaine.
    «Ce qu'on observe, c'est que les investisseurs recherchent une certaine diversification. Les investisseurs canadiens l'ont déjà fait à travers leur allocation en actions. Maintenant, ils sont en train de le faire à travers leur allocation en revenus fixes», estime-t-il.
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